AT du 24/07/09

24 juillet 2009

par Frédéric gilbert

le Cac entame sa dixième séance de hausse consécutive et gagne 13.85% sur cette période. Le RSI est à 69 et entre dans la zone de surachat. La résistance majeure est à 3400 points, soit le niveau actuel. La cloture d’aujourd’hui cloture la semaine, et est donc importante. Les marchés américains sont déjà dans cette zone depuis la hausse d’hier soir.

Le mouvement est violent, le RSI du Cac est passé de 34 à 68 en 10 jours, soit d’une zone proche de la survente à une zone proche du surachat. Un tel mouvement sur cet indicateur technique n’a pas été observé sur les 10 dernières années. Une consolidation à très court terme est par conséquent plus que probable. Un retour vers 3230 points est anticipé.


Hedge funds up, but all is not rosy

21 juillet 2009

Financial Times – Published: July 19 2009

Hedge funds have made money this year. This is a gratifying change compared with last year, but there remains a nasty possibility that it will do them little or no good.

Measuring the performance of the hedge fund industry as a whole remains a maddeningly inexact science, which if anything may be getting harder. Hedge fund indices are proliferating, while the number of funds – thanks to last year’s disaster – is dwindling. In the process, “survivorship bias”, the phenomenon that overall results will be skewed positively by the fact that funds that failed to survive are no longer part of the data, becomes more of a problem.

That said, the broad picture of the first half of the year is that hedge funds did well, and generally beat stock market indices and cash. Neither was a difficult hurdle to clear, but this still suggests hedge fund managers – who generally beat stocks last year but came nowhere near beating cash – have a case to show to investors.

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Investors regain appetite for credit risk

21 juillet 2009

Financial times – Published: July 21 2009 14:38

An important barometer of European appetite for risk in the credit market on Tuesday reached a level not seen since the collapse of Lehman Brothers last year.

The Markit iTraxx Europe, the continent’s main credit default swap index, which tracks the 125 most liquid names in the investment-grade class, fell below the 100 basis points mark for the first time since September 2008.

CDS are over-the-counter derivatives, which offer insurance against the non-payment of unsecured debt, usually corporate or sovereign bonds. The cost of cover is measured in basis points, each point being equivalent to €1,000 payable annually on €10m of debt.

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AT du 21/07/09

21 juillet 2009

par Frédéric Gilbert

Le Cac entame sa septième séance de hausse consécutive et a pris 12% en 7 jours. Il est à 3325 points en ce moment. Je conseille de jouer la correction qui devrait arriver sous peu et d’acheter le tracker baissier BX4 autour de 75 afin de revendre vers 80/81 (Cac sous les 3200 points = -4%). Si le marché continuait de monter dans les prochains jours, je renforcerai cette position baissière car la correction serait d’autant plus sévère. Le marché serait alors suracheté.

Attention, cette forte hausse, pourtant sans volume, laisse présager une poursuite de la tendance haussière dans les semaines qui viennent. Le marché a bien rebondi sur le support mineur du S&P 500 vers 880 (cf précédente AT)  Cette tendance est néanmoins fragile car plus psychologique qu’autre chose. Le marché est optimiste et l’influence de nouvelles meilleures qu’attendues est forte sur les acteurs de la place. ces acteurs sont en ce moment des fonds spéculatifs et des arbitragistes, et non des gérants et des investisseurs de long terme.


AT du 20/07/09

20 juillet 2009

par Frédéric Gilbert

Le Cac a rebondi fortement sur son support mineur et marque aujourd’hui sa sixième séance de hausse (+9 % sur 6 séances). L’indice US a fait de même et teste en ce début de semaine les 940 pts. Cette zone clé, sur laquelle il avait buté il y a un petit mois, ouvrirait la porte aux 1000 pts si elle était dépassée sous peu. Cela induit un potentiel de hausse de 6.4% aux USA, et probablement la cassure à la hausse des 3400 pts sur le Cac.

Ceux qui ont suivi le conseil d’achat sur Vivendi à 16.6 pourront revendre aujourd’hui vers 18.2 avec une plus value de 10%. Ils pourront sinon conserver pour le MT et viser les 19€.

Si le Cac continait de monter dans les jours qui viennent, un achat de BX4 (tracker baissier) pourrait être réalisé afin de jouer la correction de très court terme qui devrait suivre, puisque le marché serait alors suracheté. Concrétement, les plus audacieux achèteront du BX4 vers 75.5 d’ici à mercredi.

C’est donc le dépassement des 940 sur le S&P 500 qu’il faut suivre dans les prochains jours. A noter que la reprise des derniers jours ne s’est pas faite dans des volumes importants. Ce n’est donc probablement pas un signal acheteur pour les investisseurs de moyen terme, qui attendront encore avant de se positionner.


L’Europe a besoin de réformes, pas d’une relance keynésienne

13 juillet 2009

KENNETH ROGOFF, ANCIEN CHEF ECONOMISTE AU FMI, EST PROFESSEUR D’ECONOMIE ET D’ADMINISTRATION PUBLIQUE À L’UNIVERSITE HARVARD

A quoi ressemblera la courbe de croissance de l’Europe après la crise ? Pour les Européens, toujours inquiets d’un effondrement économique, c’est un peu comme si l’on demandait à un passager du « Titanic » ce qu’il allait faire à son arrivée à New York. C’est pourtant une question cruciale à l’heure où l’Europe doit faire face à une pression constante des Etats-Unis et du Fonds monétaire international, entre autres, qui insistent sur la nécessité de mettre en oeuvre rapidement des politiques de relance keynésienne. Il est vrai que la situation est sombre en ce moment. Le revenu en Europe pourrait chuter de 4 % cette année, le taux de chômage s’établir autour de 10 % dans la plupart des pays, frôlant même les 20 % en Espagne et en Lettonie. Le système bancaire va mal, même si des gouvernements ont tenté de masquer les déboires de leurs banques. Mais, aussi mauvaise que soit la situation actuelle, la récession finira un jour. Oui, le risque de percuter un iceberg est toujours bien réel. Cela pourrait commencer par un défaut de paiement des pays baltiques, déclenchant une panique en Autriche et dans les pays nordiques. Mais, pour l’instant, un effondrement généralisé semble moins probable qu’un retour progressif à la stabilité. Un retour suivi d’une croissance faible accompagnée par des niveaux records d’endettement et un chômage élevé.

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AT du 08/07/09

8 juillet 2009

par Frédéric Gilbert

L’objectif évoqué dans l’analyse du 27 mai est atteint aujourd’hui (Cac à 3025 pts). La rupture des 3000 pts est clairement envisageable, avec un premier objectif vers 2930 pts puis 2850 pts. Il faudrait mettre ces niveaux à profit pour revenir sur les actions. Les plus audacieux investiront sur un tracker haussier style L40 aujourd’hui pour jouer le support actuel, ou spéculeront sur un rebond de Vivendi (16.6 €) en mettant une vente à seuil de déclenchement vers 15.93  pour se protéger.


Remodelage atomique

6 juillet 2009

La restructuration d’Areva compose avec un Etat indécis et désargenté.

Le groupe nucléaire public a décidé lors de son dernbier Conseil  de surveillance de reorganioser la strusture de son capital et de ses activités pour boucler son programme d’investissements. Areva a annoncé une augmentation de capital de 15%. La participation de l’Etat diminuerait alors de 93% à 75%. La recherche de partenaires stratégiques pourrait amener plusieurs fonds souverains, dont celui d’Abu Dhabi, à prendre une participation dans le champion hexagonal. Le groupe nucléaire va également se séparer de sa division Transmission & Distribution (T&D), aujourd’hui la plus rentable et qui pèse près de 38% du CA. De plus, Areva procèdera à la cession de deux participations majeures: ses 26% dans Eramet et ses 14% dans STMicroelectronics. Enfin, les actionnaires contribueront également avec un dividende moindre (taux de distribution inférieur pour la première fois à 25%). Ce bricolage financier répond au besoin d’Areva de lever 10Md€ pour son développement à l’international. Toutefois, cette solution tient plus du rafistolage que de la politique industrielle. Lire la suite »


Mi-2009: bilan de milieu d’année

3 juillet 2009

par Frédéric Gilbert

Les 6 derniers mois ont marqué un tournant. Non pas que les marchés se soient particulièrement repris (le Cac est en baisse de 3.5% à 3100 pts le 02/07/09 – la hausse récente n’est que le rattrapage du terrain perdu pendant les 3 premiers mois de l’année), mais la psychologie des acteurs a évolué dans le bon sens.

Je note la conjonction de plusieurs éléments positifs, qui portent en tous cas les germes d’une stabilisation. Il ne s’agit pas de considérer que la crise est terminée et que désormais les entreprises vont aller mieux. Elle souffrent toujours, pansent leurs plaies, tentent de préserver leurs marges et leur parts de marché dans un environnement économique incertain, sont toujours dans une stratégie d’abaissement des couts et lèvent du capital. Des stratégies défensives donc. Ce n’est donc pas du coté micro-économique que les choses s’améliorent; et les perspectives d’un retour vers des capacités bénéficiaires sont pour le moment difficiles à appréhender. A noter que le moment où les entreprises commenceront à retrouver leur capacité à faire du profit sera un deuxième tournant majeur; les marchés auront déjà remonté par anticipation, et ce mouvement deviendra plus crédible, plus solide suite aux chiffres qui conforteront ce mouvement de marché.

Le tournant est autre part. Il y a deux éléments notables.

- le risque systémique: il a aujourd’hui quasi-disparu. La peur qui paralysait les acteurs et les indices depuis l’automne, celle qui empêchait toute rationalité de s’exprimer, qui a fait disparaitre toute initiative un peu risquée depuis 6 mois, n’est plus d’actualité. Après s’être fait très peur, les acteurs ont retrouvé un peu de raison. En témoigne la forte baisse de la volatilité (indice VIX) depuis 4 mois. Attention, il est probable que cet indice remonte et casse sa tendance baissière sous peu; il est peu probable que la volatilité continue de baisser sur ce rythme, le risque à court terme est plutôt de la voir remonter. Ce retour timide de l’appétit pour le risque est important, car il témoigne du retour des premiers investisseurs sur les actions. L’impression  que le gros de la tempête sur les marchés est derrière nous. On ne craint plus que le système s’effondre, ou que la faillite de l’un entraine tous les autres. C’est la première fois depuis le début de la crise. Le risque de "crise cardiaque" économique ou financière n’est plus. La situation n’est plus critique, sans pour autant être simple.

- le début de la stabilisation. Les anticipations des agents économiques commencent à s’améliorer. L’horizon économique s’allonge. Les commandes s’améliorent et la partie "anticipations" des indicateurs de confiance des ménages s’améliore. Cette situation d’un horizon plus éloigné reflète une moindre aversion au risque. C’est aussi un signal favorable. Parallèlement, une amélioration des conditions de marché devrait influencer positivement les ménages US, et leur sentiment général. Enfin, il semble que l’immobilier US montre des signes encourageants de stabilisation. C’est pour moi un des éléments indispensables à la sortie de crise, et le facteur que je surveille le plus depuis 18 mois. La sortie de crise ne pourra se faire sans un arrêt de la déflation immobilière. Certes, le prix des maisons neuves et anciennes ne progresse pas; la dynamique immobilière cesse peut-être d’être négative. Les stocks de logements, les permis de construire et l’indice des prix Case-Schiller seront à surveiller. Nous sommes peut-être dans le creux de la vague. Tout ceci demande confirmation d’ici la fin d’année pour être acquis.

Les marchés ont réagit vivement à ces chiffres au dessus des attentes. Il sont été sensibles à ces bonnes surprises, qui font naître un peu d’espoir, mais pas encore de certitudes. Néanmoins, les investisseurs de moyen terme ne sont pas encore véritablement revenus à l’achat sur les actions. Il n’y a pas eu de changements  perceptibles dans les volumes négociés. C’est normal, puisque ces investisseurs attendent plus qu’une bonne surprise pour adapter leur stratégie et reprendre des risques. Néanmoins, ils sont loin d’ignorer les deux points mentionnés plus haut. Une éventuelle baisse des marchés dans les mois qui viennent leur offrirait probablement une porte d’entrée interessante pour commencer à reconstruire des positions de long terme. Difficile en effet, ou plutôt risqué, d’attendre un nouvel effondrement pour revenir sur les actions en ce milieu d’année, après presque 2 ans de baisse continue des marchés. Le risque aujourd’hui est de trop attendre. Les beaux jours sur les actions sont devant nous (les entreprises n’ont pas encore retrouvé leur capacité bénéficiaire). L’important est de ne pas se précipiter et de reprendre des risques de façon mesurée. en attendant le moment où le marché se découplera de la baisse des profits, puis celui où ces derniers se rétabliront.

Il y a 6 mois, avec un S&P ou un Cac au même niveau, je ne conseillais pas d’acheter. Les marchés n’ont pas progressé depuis, mais l’environnement s’est éclairci. Les questions de l’immobilier chinois, de la dette US, du refinancement de la dette LBO, de la reprise des exportations chinoises se posent toujours. Mais il est important de tenir compte des éléments pré-cités et d’être moins pessimiste.