Dubai and sell

30 novembre 2009

Financial Times – 30/11/09

Last week world stock markets tanked on news of Dubai World’s debt standstill (a delightful euphemism for default). Risk trades from commodities to the Australian dollar were jettisoned as investors reached for the safety of bonds and the yen. Global fundamentals, however, have not changed from Wednesday. Dubai’s woes may dent the odd bank, but aggregate corporate earnings will barely be affected. Consumers around the world could not care less. Nor does trouble in the Gulf affect other influential themes of the day such as western public and private sector indebtedness, or growth in China.

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La « leçon de la crise » par Carlos Ghosn

24 novembre 2009

Les Echos – 24/11/09

Il est plutôt rare de voir un patron français réussir à tenir en haleine un auditoire américain. Il est vrai que le patron de Renault, né au Brésil et éduqué chez les jésuites à Beyrouth, est un « citoyen du monde ». Invité il y a quelques jours par le très sélect Council on Foreign Relations qui réunit la crème de l’establishment new-yorkais, l’artisan de l’alliance Renault-Nissan s’est taillé un franc succès. Il a même éclipsé le financier Steven Rattner, l’ex-« tsar de l’automobile » chargé par Barack Obama de piloter la restructuration du secteur il y a quelques mois, présent à ses côtés. « Lorsqu’il y a trois ans j’étais venu voir General Motors pour leur proposer de collaborer, on nous a répondu : nous n’avons pas besoin de vous, nous avons notre propre plan », a confié Carlos Ghosn. « Sans aucun doute, nous aurions pu éviter ce désastre. Franchement, il y avait la possibilité de créer quelque chose de non seulement très compétitif mais de mettre en commun des technologies », a ajouté le patron de Renault, en déplorant un tel « gaspillage de talents et d’énergie ». Quatre mois après avoir quitté la Maison-Blanche, Steven Rattner a lui-même stigmatisé la « culture insulaire » de l’ancien GM, en critiquant leur manque d’intérêt pour « toute idée fraîche ». Le pronostic de Carlos Ghosn pour l’avenir ? « L’industrie automobile va continuer à se consolider. Il y aura moins d’acteurs. » Mais le secteur automobile sera créateur d’emplois au niveau global avec 2 milliards de voitures en circulation à moyen terme. « Penser résoudre le problème du réchauffement climatique en demandant aux Indiens de se passer de voiture serait absurde. » Il estime que la voiture 100 % électrique ne représentera que 10 % du marché mondial en 2020. La plus grande erreur serait de penser que la force de la Chine et de l’Inde est seulement liée aux bas salaires. « Car nous avons complètement perdu l’instinct de l’ingénierie frugale. »

 Si l’industrie automobile américaine se retrouve aujourd’hui dans une telle situation, c’est qu’elle a totalement ignoré les « best practices » de ses concurrents japonais et coréens. C’est pourquoi la principale leçon à tirer de cette crise automobile sans précédent, « c’est qu’il faut nous assurer de prendre très au sérieux les constructeurs indiens ou chinois », estime Carlos Ghosn. Faute de quoi, « l’histoire va se répéter et nous serons les prochaines victimes », a conclu le patron de Renault face au parterre de financiers américains médusés.


Et si on reparlait du marché ?

24 novembre 2009

Les échos – 24/11/09 – JM Vittori

Pour nous autres Français, c’est une idée morte. Plus jamais on ne viendra nous embêter avec ce drôle de machin inventé par les Anglais qui s’appelle le marché. Ces dernières années, cet engin diabolique a fait n’importe quoi, forgeant la plus grave crise économique et financière depuis les années 1930. Si les Etats n’étaient pas intervenus avec toute leur puissance de frappe pour nous sauver de ses excès, nous serions dans la mouise. Rien ne vaut un bon président pour piloter l’économie. Le XXIe siècle sera public ou ne sera pas. D’ailleurs, le jury du Nobel d’économie a distingué cette année Elinor Ostrom, qui a passé sa vie à montrer que d’autres formes d’organisation pouvaient être bien plus efficaces que le marché.

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Dollar Slump Persisting as Top Analysts See No Bottom

23 novembre 2009

Nov. 23 (Bloomberg) — The most accurate dollar forecasters predict the world’s reserve currency will continue sliding even when the Federal Reserve begins to raise interest rates, which policy makers say is an “extended period” away.

Standard Chartered Plc, Aletti Gestielle SGR, HSBC Holdings Plc and Scotia Capital Inc. say the dollar will depreciate as much as 7.1 percent versus the euro. About $12 trillion of fiscal and monetary stimulus, the world’s lowest borrowing costs and a record $4 trillion of government bond sales between 2009 and 2010 will weigh on the currency, they said. So will the nation’s 10.2 percent unemployment rate and signs that the economic recovery may falter, they said.

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Pétrole : les cours pourraient connaître un coup d’arrêt

21 novembre 2009

(AOF / Funds) – Selon Prim’finance, les seules raisons qui puissent aujourd’hui expliquer la hausse des prix du pétrole sont la baisse du billet vert et le besoin de revenir sur des actifs à risques, étant donné les faibles rendements monétaires. Mais si les chiffres économiques continuent de se détériorer, l’action combinée de la reprise du dollar et de la réduction du risque pourraient porter un coup d’arrêt violent à la hausse des prix de l’or noir, anticipe le gestionnaire.

«Toutefois, tant que les investisseurs continuent de croire à une reprise durable, les prix du pétrole continueront de s’apprécier», estime-t-il.


China Will Face Its Own Bubble, Pimco’s Gross Says

20 novembre 2009

Nov. 20 (Bloomberg) — Bill Gross, who runs the world’s biggest bond fund at Pacific Investment Management Co., said Chinese growth is likely to be hurt by an absence of consumer demand from trading partners such as the U.S.

“The Chinese, I suspect, will have a bubble of their own to confront,” Gross said in a Bloomberg Television interview yesterday from Pimco’s headquarters in Newport Beach, California. “It’s gearing up for export that doesn’t find an end consumer, that’s the real problem in China.”

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Il faut « Faire exploser la bulle immobilière chinoise », suggère le Quotidien du Peuple

12 novembre 2009

Le Quotidien du Peuple, 6 novembre 2009

La Chine est en proie à une frénésie de spéculation immobilière qui inquiète le Quotidien du Peuple, organe officiel du régime. Sur les dix opérations immobilières les plus chères réalisées cette année, six l’ont été par des entreprises publiques, qui trouvent là un moyen plus expéditif de réaliser l’objectif de croissance assigné par le pouvoir, et se financent à bon compte en utilisant les crédits accordés au titre du plan de relance A Shanghai les prix peuvent augmenter par endroit de 30% en un an. « Le salaire moyen d’un diplômé de l’université est 24 000 yuans par an, mais c’est le prix moyen de 1 m carré dans une ville chinoise. Il faudrait donc 80 ans pour un jeune diplômé pour acheter un appartement de taille moyenne », calcule un agent immobilier, qui prévoit que cette bulle immobilière va bientôt éclater.

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EDF : l’Etat muet

6 novembre 2009

Les Echos – 06/11/09

Que l’Etat choisisse les hommes ou les femmes amenés à diriger les entreprises dont il est le principal voire l’unique actionnaire n’est guère choquant. Qu’il ne prenne pas la peine de justifier ses choix ou de fixer une feuille de route aux capitaines d’industrie qu’il désigne l’est plus. Car l’Etat actionnaire ne doit pas oublier que, sur le terrain industriel, il doit aussi être un Etat architecte prêt à débattre de sa vision.

Il aurait ainsi été légitime que l’opinion publique et les actionnaires privés contrôlant tout de même 15 % du capital d’EDF en apprennent un peu plus sur les ambitions d’Henri Proglio, le futur PDG, adoubé hier lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’électricien. Une entreprise en concurrence ne peut bien sûr étaler sur la place publique le détail de ses plans. Mais, à être muets, l’Etat comme les PDG fournissent des armes à ceux qui estiment qu’il arrive que le pouvoir choisisse un homme plus pour sa fidélité que pour ses qualités ou sa vision managériales.

A terme, ce manque de transparence risque surtout de se retourner contre le principal intéressé dont on pourra se demander, demain, s’il est véritablement aux commandes ou s’il ne fait que suivre une ligne de conduite imposée, au fil de l’eau, par un Etat actionnaire dont les intérêts ne rejoignent pas systématiquement ceux des entreprises. Il ne faudrait pas que l’opacité entretenue permette à l’Etat de mélanger les rôles. Le sien est de fixer des objectifs, de choisir voire de sanctionner des dirigeants. Pas de se substituer, chaque jour, aux conseils d’administration en cherchant à gérer à distance le monde des affaires.


LA FED PRECISE SA STRATEGIE EN RAFFINANT SA COMMUNICATION

5 novembre 2009

Le comité de politique monétaire de la Fed, le FOMC, s’est réuni les 3 et 4 novembre. Le taux des fed funds va rester dans la fourchette [0; 0;25%] pour une longue période.

 Analyse de la situation économique

Sur l’analyse de la situation économique, la Fed valide l’amélioration constatée lors de la dernière réunion du 23 septembre et note une embellie sur le consommateur dont les dépenses sont mieux orientées malgré la dégradation du marché de l’emploi, l’incertitude du revenu ou les contraintes d’endettement.

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L’influence du dollar sur la tendance actuelle

4 novembre 2009

Mars 2009 est une date clé à deux titres : c’est pour le moment le point bas des marchés actions ainsi que le point bas de l’euro/dollar, qui cotait 1.25 à l’époque. La remontée fulgurante des marchés s’explique par la disparition du risque systémique, et donc le retour de l’appétit pour le risque, et par l’amélioration des données macro-économiques américaines (confiance du consommateur, revenus et dépenses des ménages, stabilisation du marché immobilier….), même si l’emploi n’est pour le moment pas au rendez-vous (sa reprise est en général différée par rapport aux autres indicateurs). En outre, peu de placements s’avèrent intéressants par rapport aux actions et aux matières premières, vu le niveau des taux d’intérêts. Le choix était donc limité en terme d’investissement. Le contexte ayant changé avec le retour de la confiance, les marchés sont montés. Mais la progression simultanée des indices et de l’euro (mais aussi d’autres monnaies) par rapport au billet vert n’est pas anodine ; les deux sont en effet corrélés par un phénomène appelé « carry-trade » :

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AT du 02/11/09

2 novembre 2009

La semaine dernière a vu les principaux indices fluctuer dans des proportions que l’on avait pas vu depuis plusieurs mois. Ces mouvements sont-ils les prémices d’une consolidation attendue ?

Pour faire simple, non, tant que l’euro/dollar continue sa marche en avant. Autrement dit, tant que l’Euro/Dol reste dans son canal haussier, dont le support est aux alentours ds 1.467. On observe en effet un phénomène massif de carry-trade, consistant à emprunter des dollars (dont le rendement est faible, vu le niveau des Fed Funds) pour les placer sur des actifs plus risqués, comme les actions (offrant une espérance de gains plus importante). Ce mouvement devrait perdurer tant que la Réserve Fédérale ne laisse pas entendre qu’elle s’apprête – à plus ou moins longue échéance – à relever ses taux. Néanmoins, il est peu probable que l’Euro/Dol dépasse les 1.55 dans les prochains mois, en tous cas de manière significative. Cette parité obligerait la banque centrale à bouger, par son niveau trop élevé.

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Le Crible: Sanofi

2 novembre 2009

Sanofi-Aventis annonce des résultats trimestriels légèrement meilleurs que prévu et rachète Oenobiol. Il est des traumatismes dont on ne se remet pas. Avec l’échec d’Acomplia, ex-futur blockbuster dans le diabète et l’obésité, Sanofi-Aventis a été mis en quarantaine. C’était il y a plus de deux ans. Depuis, le quatrième laboratoire mondial se soigne. Nouveau directeur général, nouvelle stratégie et des réductions de coûts, voilà les termes de l’ordonnance. En neuf mois, il a investi 6 milliards d’euros pour se diversifier dans les génériques ou dans la parapharmacie, et pour renforcer son pipeline de recherche et développement. Le rachat d’Oenobiol représentera moins de 0,5 % des ventes, mais fait bien partie du traitement pour ne plus dépendre des médicaments qui vont perdre leurs brevets d’ici à 2013, comme le Lovenox ou le Plavix. Pour l’heure, même si Sanofi-Aventis a relevé une nouvelle fois sa prévision de croissance de bénéfice par action 2009 – d’abord fixée à plus de 7 %, elle est aujourd’hui à 11 % -, l’action n’a toujours pas réussi à se refaire une beauté. Elle souffre d’une décote de plus de 25 % par rapport à ses pairs. Pourtant, Sanofi-Aventis n’est pas le groupe dont le résultat opérationnel sera le plus fortement impacté par les pertes de brevets. Au-delà de 2013, il fera même partie des bons élèves au sein des laboratoires européens. Le cours actuel valorise un scénario ultra-pessimiste, qui se base sur la disparition pure et simple du Lovenox. Sanofi-Aventis n’étant pas atteint d’une maladie incurable, sur les marchés aussi, il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir