Quand Exxon donne le « la »

15 décembre 2009

Les Echos – 15/12/09

Elles sont rares les entreprises valant plus de 40 milliards de dollars que personne ne connaît. Toujours à l’affût, Exxon vient pourtant de lancer l’une des plus grosses OPA de son histoire pour rafler XTO, une discrète société de ce type.

En s’emparant de ce spécialiste des gaz non conventionnels, le géant du pétrole donne une fois de plus le « la ». Il y a dix ans, le colosse texan avait déjà fait basculer le monde de l’énergie dans les méga-deals en s’emparant de Mobil. Aujourd’hui, la plus grosse entreprise de la planète va obliger tous ses concurrents à s’intéresser de beaucoup plus près à un sous-segment du marché de l’énergie. Car, après avoir découvert qu’une partie de l’avenir du pétrole se jouait dans les sables bitumineux, les géants de l’énergie doivent reconnaître que les sous-sols dissimulent d’importantes réserves de gaz qu’ils ont trop longtemps négligées. Des réserves rendues accessibles à des coûts raisonnables grâce à d’étonnants progrès technologiques. Des réserves qui pourraient même contribuer à redessiner la géopolitique de l’énergie. Car ses nouveaux gaz devraient permettre non seulement aux Etats-Unis de limiter leur dépendance énergétique, mais ils contribueront aussi, demain, à rééquilibrer le rapport de force entre l’Europe et la Russie, son fournisseur de gaz.

Sa propre valorisation étant dopée par la remontée du pétrole et celle de sa cible étant déprimée par la faiblesse des prix du gaz, Exxon fait en tous les cas une fois de plus surtout preuve d’opportunisme. En plein sommet de Copenhague, le monde peut débattre de réduction des émissions de CO2, ce géant qui n’a jamais cherché à polir son image en misant sur les énergies renouvelables reste, lui, fidèle à sa traditionnelle ligne de conduite : pour continuer à être admiré et craint, il faut aussi donner envie d’être copié.


Time for the Defense to Take the Field

10 décembre 2009

Barron’s – 11/12/09

THE BULL MARKET IS NINE MONTHS OLD, a financial news Web site trumpeted, as if a birth announcement should be expected momentarily. But, say a couple of seasoned seers, this has been only a baby cyclical bull in a secular bear market that is far from running its course. Psychology currently is reaching bullish extremes while valuations never came close to the nadirs that have been associated with past bear-market bottoms.

Albert Edwards, Societe Generale’s world-class global strategist, points to the scarcity of bears among the newsletter writers tracked by Investors Intelligence, which last week fell to the lowest level since the stock market peaked in 2007.

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View of the Day: The return of the bears

10 décembre 2009

Financial Times – 09/12/2009 – Albert Edwards

The equity bear market is not over, warns Albert Edwards, analyst at Société Générale. “The valuation bear market began in 2000 and we have only seen two acts of a far longer and more disturbing play,” he says. The mega-rally in equities this year is little different from what was seen in Japan during the mid-1990s, he adds. “Certainly when I see the current extremely low number of equity bears [the lowest as measured by Investors Intelligence since the market top of 2007], the likelihood is that the next leg of the long-term structural valuation bear market is closer than people realise.”

The key is to know when to sell. “Even a structural bear could have made a lot of money in Japan playing cyclical rallies, but he/she needed to sell as the cycle turned downwards. Hence the topping out of some key US leading indicators may signal the top of the equity rally is close.”

In chart terms, the S&P is stuck close to its 50 per cent retracement level from the October 2007 peak. In addition, key indicators such as the relative strength index have been weakening on poor volume throughout the second-half rally, suggesting a lack of strong technical underpinnings. “Very weak German new orders and production data for October put a dent in the cyclical optimism that has abounded for most of this year. Markets will march to a very different drumbeat next year.”


Usine à gaz spatiale

9 décembre 2009

Les Echos – 09/12/09

Plus que le nombre, c’est l’union qui fait la force. Les Européens qui, depuis le début du siècle, tentent en vain de mettre sur pied un système de positionnement par satellite concurrent du GPS américain, sont obligés de l’admettre : les discussions à n’en plus finir, les querelles égoïstes et les rivalités industrielles qui reprennent avec le bras de fer entre EADS, Astrium et OHB pourraient plomber une nouvelle fois le projet Galileo. Or, à force de retards, les satellites d’observation « made in Europe » n’entrerons finalement sans doute au mieux véritablement en service qu’en 2015.

D’ici là, non seulement le GPS « made in America » aura continué de creuser l’écart mais même la version chinoise du GPS pourrait avoir franchi suffisamment d’obstacles pour s’imposer comme une alternative crédible. Sans oublier l’Inde et la Russie, qui restent ambitieuses. Galileo risque d’arriver bien trop tard et sans réel avantage technologique sur un marché saturé.  Car, après l’univers des télécommunications et le monde des « navigateurs routiers» qui ont déjà voté définitivement en faveur du GPS yankee, tous les produits d’électronique grand public de plus en plus communicants, dans les années qui viennent, vont pencher pour des systèmes rivaux. Pour Galileo, censé marcher sur deux jambes - le civil et le marché de la sécurité -, la pente sera dure à remonter, rendant ainsi difficile, voire impossible, à résoudre l’équation économique de ce projet ambitieux mais quelque peu démesuré.

Nombreux mais désunis, les Européens ne semblent finalement pas de taille à affronter des concurrents qui, bien qu’isolés, l’emportent sur le terrain de la vitesse d’exécution. Il faudra bien, un jour, que l’Europe tire les leçons de ce triste feuilleton industriel.


Dollar Rally Imperils S&P 500, Bartels Says: Technical Analysis

8 décembre 2009

Dec. 8 (Bloomberg) — The dollar’s biggest rally since January signaled losses for the Standard & Poor’s 500 Index, according to Mary Ann Bartels at Bank of America Corp. The Dollar Index, which tracks the currency against those of six major U.S. trading partners, had the biggest gain in 11 months on Dec. 4 and rose above its average level from the prior 50 days to close last week at 75.911. Bartels, who studies charts to make forecasts, said the gauge may now reach 76.82, a level last reached on Nov. 3. It has lost the most since 1986 in the past nine months. “The U.S. dollar is bottoming,” Bartels, ranked second among technical analysts in Institutional Investor magazine’s 2009 survey, said in an interview yesterday. “It appears to be the most unloved asset class and sentiment is grossly oversold. A stronger dollar should be negative for stocks.” The U.S. currency index has dropped 15 percent from the three-year high reached in March on speculation the Federal Reserve would be slow to raise interest costs. The S&P 500 has surged 63 percent to 1,103.25 from its 12-year low on March 9 on signs the economy is improving. The biggest U.S. stocks have beaten the smallest this quarter as the dollar’s decline sends investors to companies with the most business in international markets. The S&P 100 Index has risen 4.9 percent compared with the 0.1 percent gain by the S&P SmallCap 600 Index. Companies in the measures have median values of $40.3 billion and $586.7 million, respectively. Bartels said that the currency rally could make the S&P 500 decline to 1,084. Should the “bears win,” the benchmark for U.S. stocks could drop to its 50-day moving average, which was 1,079.16 at yesterday’s close, and then sink to 1,000, she said. “There’s this tug of war between the bulls and bears, and the dollar could be key as to which direction the market breaks,” Bartels said. Technical analysts use price charts to forecast resistance levels, or ceilings restricting further price increases, and support levels, or floors limiting declines. A drop below support is a harbinger of losses.


Dubaï : un avertissement pour la Chine

4 décembre 2009

Les Echos – 03/12/09

La Chine doit tirer les leçons de la crise de Dubaï et prendre des mesures concrètes pour empêcher qu’un phénomène similaire affecte le marché immobilier chinois en pleine bulle spéculative. Un effondrement saperait l’économie de la Chine. »Pour « China Daily », la crise, elle-même, de Dubai World et de sa filiale devrait se résorber. Mais la Chine, très largement exposée aux investissements à l’extérieur, doit s’inquiéter des effets négatifs. Bien entendu, la plupart des institutions financières chinoises ont immédiatement affirmé qu’elles n’avaient aucun investissement à Dubaï et ne craignaient donc rien. Mais le problème n’est pas là, affirme le quotidien chinois en langue anglaise. La question est de savoir si cette crise va conduire le gouvernement chinois et les autorités « à s’interroger sur les bulles immobilières et le poids de ce secteur dans la croissance de l’économie nationale ». Faute de procéder à une telle révision, affirme « China Daily », il y a de fortes chances que l’immobilier en Chine s’effondre. Le journal rappelle qu’après le krach financier mondial, Pékin avait pris des mesures de stimulation pour soutenir notamment ce secteur. Ce qui a entraîné une nouvelle bulle spéculative. Le gouvernement chinois a pris néanmoins conscience de cette menace comme le laisse entendre « China Daily » en citant de récentes déclarations du Premier ministre, Wen Jiabao. Maintenant, il faut passer aux actes comme réduire la politique de prêts au logement à taux préférentiel, encadrer plus sévèrement les investissements et la spéculation dans l’immobilier ou faire bénéficier des mesures d’aide aux seuls acheteurs envisageant d’occuper réellement le logement acheté.


Stock and Bond Investors See Different Markets Ahead

3 décembre 2009

Barron’s – 03/12/09 – While rising equity prices are suggesting a rosy outlook for the economy, rising short-term bond prices are suggesting concerns about what lies ahead.

 OVER THE PAST DECADE, stock and bond prices have generally moved in opposite directions, meaning that share prices and bond yields have moved together, both higher and lower. Both share prices and yields set major bottoms in mid-2003 and major tops in mid-2007, give or take a few months. And while most major stock indexes bottomed again in March 2009, the bigger stocks on the Nasdaq bottomed in November 2008 — with bond yields. This important relationship held true this year until June, when bond yields peaked. One month later, as yields moved lower, stocks began their current leg up.

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