La voiture électrique, un pari qui risque de coûter cher

22 octobre 2010

Les Echos – 22/10/2010

La voiture électrique, très admirée au Mondial de l’Automobile, soulève au moins deux questions : quelle est l’ampleur des subventions dont elle a besoin ? Ces subventions sont-elles justifiées par les économies de CO2 qu’elle peut engendrer ? L’information disponible est parcellaire et incomplète, souvent teintée de publicité ou de propagande. C’est ainsi, par exemple, que tous les véhicules électriques exposés au Mondial affichent en grosses lettres « zéro CO2 », occultant ainsi le fait que la production de l’électricité utilisée pour la propulsion rejette parfois beaucoup de CO2. Les modèles mis en vente permettent de comparer le coût d’une voiture électrique et d’une voiture classique. Considérons les coûts d’achat et d’usage d’une petite voiture parcourant 10.000 kilomètres par an pendant quinze ans. La voiture classique est une voiture diesel, par exemple une Clio Campus, coûtant 12.000 euros à l’achat, consommant 5 litres au 100 kilomètres et mise au rebut à la fin de la période. La voiture électrique est une Renault vendue 20.000 euros (moins 5.000 euros de subvention), nécessitant la location d’une batterie au prix de 100 euros par mois. Calculons la somme actualisée (au taux de 4 %) des dépenses de carburant, d’électricité et de batteries effectuées sur quinze ans. Le coût est de 19.000 euros pour le véhicule diesel, et de 36.000 euros pour le véhicule électrique. Le surcoût de ce dernier est donc proche de 17.000 euros. La subvention de 5.000 euros réduit ce surcoût pour le consommateur -mais pas pour la collectivité.

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Mandelbrot, l’homme qui aurait pu sauver la finance

22 octobre 2010

Vous habitez depuis longtemps une belle maison. Mais un jour, un géologue frappe à votre porte. Il a étudié le sol : les fondations sont pourries. Il montre d’ailleurs des fissures. Et des bouts de plafond sont déjà tombés. Que faites-vous ? La réponse est évidente : vous tentez de consolider les fondations. Et si ce n’est pas possible, vous allez vivre ailleurs. Dans la finance, il s’est passé la même chose - en bien pire. Un mathématicien, Benoît Mandelbrot, a montré il y a près d’un demi-siècle que ses fondements étaient erronés. Les habitants de la maison finance lui ont claqué la porte au nez. Ils ont bâti des dizaines d’étages supplémentaires. La maison s’est effondrée, précisément à cause de ces fondements erronés. On la reconstruit. Sur les mêmes fondations ! Le mathématicien nous a quittés le 14 octobre dernier, mais les financiers devront fatalement l’écouter un jour.

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A Stock-Market Pessimist Speaks

19 octobre 2010

 Market wag David Rosenberg explains why he remains bearish on the economy and bullish on Treasuries.

SINCE LEAVING MERRILL LYNCH two years ago, where he was the chief North American economist, David Rosenberg has lost none of his preeminence in auguring the direction of the U.S. economy. His prognostications of a double-dip in the economy haven’t been born out, at least for now. But so far he’s been more right than many sages in pointing out that the U.S economy isn’t living up to the most bullish expectations. In his daily briefings for Gluskin Sheff & Associates, a Toronto-based investment management firm, Rosenberg waltzes with characteristic aplomb through reams of data on topics ranging from just how bad the unemployment situation is (payrolls fell in September for the first time since December of last year and are still 7.8 million jobs short of the prerecession period) to how weak pricing power is these days (the latest consumer price index reading of zero change for a second month in a row only happens 7% of the time.)

Name: David Rosenberg
Age: 49
Title: Chief Economist & Strategist, Gluskin Sheff & Associates
Education: Master’s in Economics, University of Toronto
Hobbies: Chess, tennis, brick breaker

In a chat with Barrons.com this week, he burst the balloon of both the stock bulls salivating over more Fed stimulus, as well as those overly excited about a Republican mid-term triumph. Rosenberg’s only affection is for the still unloved Treasury bill.

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Education : le virage socialiste

19 octobre 2010

Les Echos – 19/10/2010

En plein mouvement social, le sujet risque de passer inaperçu. Pourtant, le nouveau projet du PS sur l’éducation traduit une révolution copernicienne sur un sujet emblématique de la gauche. Rédigé par Bruno Julliard, l’ancien meneur de la contestation contre le CPE, et dévoilé dans « Le Monde », ce texte doit être adopté en décembre par les militants socialistes. Mais si les principales dispositions en sont retenues, le tournant sera de taille. A la mesure de celui opéré sur la sécurité sous la pression des élus locaux.

« L’ancienne carte scolaire ne garantissait pas la mixité scolaire », reconnaît ainsi le PS. Bien sûr, la mise en oeuvre de sa suppression par Xavier Darcos est dénoncée pour avoir « aggravé les ségrégations existantes ». Mais, en 2007, l’idée même d’une refonte de la carte scolaire était dénoncée comme une entorse grave à l’égalité. « Il faut dépasser la logique territoriale », admet le PS trois ans plus tard, en voulant créer un « indice de mixité sociale » dans tous les établissements. Quel chemin parcouru ! Même les retours en arrière par rapport aux réformes de la droite traduisent une évolution des esprits. Les IUFM ont-ils été démantelés ? Bruno Julliard veut les « reconstruire ». Mais en introduisant dans la formation des maîtres une « option qui pourrait être l’enseignement d’une deuxième discipline ou la direction d’établissement ». Une évolution déjà prévue par la droite et qui avait provoqué un tollé auprès des syndicats d’enseignants. La capacité du PS à aller jusqu’au bout de cette idée qui vise à favoriser la diversité dans une carrière sera un test.

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Immobilier : les prix pourraient baisser de 30 à 35% d’ici à 2015, selon Jacques Friggit

13 octobre 2010

Les Echos – 11/10/2010

En principe, le prix des logements anciens augmente à peu près comme le revenu des ménages, selon l’économiste Jacques Friggit. Suite à leur envolée, les prix des logements anciens pourraient chuter de 30 à 35% d’ici à 2015 et retrouver ainsi leur corrélation de long terme.

Combien de temps durera l’euphorie qui règne actuellement sur le marché des logements, en particulier dans les secteurs tendus comme l’Ile-de-France ? Selon un récent sondage de la FNAIM, les ménages anticipent la poursuite de la hausse de l’immobilier ancien. A moyen terme, cet avis n’est pas partagé par l’économiste Jacques Friggit, chargé de mission au Conseil général de l’environnement et du développement durable. Il scrute l’évolution depuis 1965 du revenu disponible par ménage sur l’ensemble de la France et l’indice du prix des logements anciens en France. « De 1965 à 2000, l’indice du prix des logements anciens a augmenté approximativement comme le revenu par ménage et a évolué dans un « tunnel » autour de ce dernier. » observe-t-il. Mais, depuis le début des années 2000, on assiste à une envolée du prix des logements anciens rapporté au revenu des ménages. Certes la courbe des prix a reculé d’environ 10% en 2009, mais elle a depuis, repris sa hausse. Résultat : l’indice des prix des logements anciens en France dépasse de 70% le fameux tunnel de Friggit.

Marc Faber Says World Heading for `Major Inflection Point’

12 octobre 2010

Bloomberg – 10/12/2010

Global markets are heading for an “important turning point” as interest rates begin to rise within about three months and the U.S. dollar gains, according to investor Marc Faber. Investors should buy stocks and sell cash and bonds because governments are continuing to print too much money and may create a new “credit bubble,” Faber, publisher of the Gloom, Boom & Doom report, told reporters during a forum in Seoul today.

“Instead of interest rates going down, they could start to go up, instead of the dollar being weak, it could strengthen,” Faber said. “I’m ultra-bearish on everything, but I believe you’ll be better off owning shares than government bonds.” The Dollar Index slid 8.5 percent last quarter, the most since June 2002, and dropped 1.3 percent this month after Federal Reserve Chairman Ben S. Bernanke signaled he may add money to the economy. That new supply is reflected in exchange rates, based on how the currency reacted to the last round of so-called quantitative easing, said HSBC Holdings Plc, BNP Paribas SA and Nordea Bank AB. The central banks of Israel and Taiwan raised borrowing costs in the last 15 days. Faber’s recommendation on stocks is shared by Warren Buffett, the billionaire chairman of Omaha, Nebraska-based Berkshire Hathaway Inc. Investors buying bonds now “are making a mistake,” he said Oct. 5 at Fortune magazine’s Most Powerful Women conference in Washington.

Buffett, Stocks

“It’s quite clear that stocks are cheaper than bonds,” Buffett said. “I can’t imagine anyone having bonds in their portfolio when they can own equities.” U.S. stock dividends are paying more than government bonds. Ten-year Treasuries yield 5.2 percentage points less than equities of companies in the Standard & Poor’s 500 Index when adjusted for annual inflation, near the most since March 2009. Faber told investors to abandon U.S. stocks a week before 1987’s so-called Black Monday crash and said in August 2007 that U.S. shares were entering a bear market. The S&P 500 peaked two months later before retreating as much as 57 percent.


Whitney Falters in Trying to Repeat Success of Citigroup Call

7 octobre 2010

Bloomberg – 06 oct. 2010

Meredith Whitney, the bank analyst who jumped to celebrity from obscurity by correctly predicting Citigroup Inc.’s dividend cut, is having less success divining stock market winners and losers.

Since Whitney founded her own firm last year, about two- thirds of her picks have fared worse than market indexes. Missed calls include Visa Inc., the payments network that fell 14 percent after Whitney called it her “single best buy,” and credit-card issuer Capital One Financial Corp., which tripled after she urged clients to sell. Whitney’s recommendation to sell bank stocks propelled her to fame during the financial crisis. Time magazine dubbed her one of the world’s most influential people and Fortune put her on its list of the 50 Most Powerful Women. Michael Lewis’s best- seller “The Big Short” chronicled how Whitney’s prediction on Oct. 31, 2007, that Citigroup would lower its dividend helped erase $390 billion of value from U.S. stocks. “She can move the markets, her opinion is extremely worthwhile, but she does not bat a thousand — nobody does,” said Matt McCormick, a portfolio manager at Cincinnati-based Bahl & Gaynor Inc., referring to a measure of baseball perfection. “The calls that she’s making may not be the best calls right now, but a year from now, who knows?” said McCormick, whose company oversees $2.7 billion.

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Let the bear market resume… Albert Edwards latest comments

4 octobre 2010

If some of you want to check that out on FT Alphaville….

http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/10/04/359551/let-the-equity-bear-market-resume/