Schlumberger: Drilling for Value

31 mai 2011

Barron’s

The technologically savvy oil-services giant is a well-oiled money-making machine.

Americans lamenting high crude oil prices might want to hedge their misery with shares of oil-services giant Schlumberger. Though the price of crude in recent weeks has fallen off recent highs — to about $100 per barrel recently — forecasts for sustained high prices over the long term should spur exploration and production by large integrated multinationals, such as Chevron (ticker: CVX) and Exxon Mobil (XOM), national oil companies in countries like Saudi Arabia and Venezuela, and a host of independent producers. These companies turn to Schlumberger (SLB) to provide services and technologies to help them extract oil from under land and sea.

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Gaz et éolien, les deux saluts de Berlin

31 mai 2011

Les Echos

L’atome représente près du quart de la production d’électricité, et le charbon 45 %. Le pays mise sur le gaz et l’éolien pour compenser leur réduction.

SGT5-8000H. Derrière ce nom, se cache l’avenir du système électrique allemand. Il s’agit du dernier modèle de centrale à cycle combiné à gaz de Siemens. Sa particularité : un rendement record et la capacité de monter à pleine puissance, 578 mégawatts (MW), en 30 minutes. « Avec des sites de production éolienne et solaire fournissant une part régulièrement croissante d’électricité, les moyens de production à forte capacité capables de réagir rapidement pour compenser les fluctuations liées à la météorologie sont décisifs pour l’équilibre du réseau », se félicite Michael Suess, patron de Siemens Energy. C’est tout l’enjeu de l’Allemagne, qui a officialisé hier sa sortie de l’atome, trois mois après la catastrophe de Fukushima. Pour compenser l’arrêt immédiat de 7 réacteurs et celui de 10 autres d’ici à 2022, qui génèrent ensemble près du quart de son électricité, le pays veut se reposer sur le développement des énergies renouvelables. Or, leur production est par nature intermittente. Pour la compenser, il faudra investir autant dans des moyens thermiques, comme le gaz ou le charbon propre. Le gouvernement table sur 10 gigawatts (GW) de projets de ce genre d’ici à 2013 et sur 10 autres d’ici à 2020. Un total de 20 GW qui correspond à la capacité nucléaire du pays.

Doubler la part du renouvelable

Gaz et énergies renouvelables, tels devraient être les deux piliers de la politique énergétique allemande - quitte à accroître sa dépendance vis-à-vis de la Russie, son principal fournisseur de gaz. Déjà aujourd’hui, le gaz compte pour environ 15 % de la production d’électricité et les renouvelables pour quelque 18 %. La part de ces dernières doit doubler à 35 % d’ici à 2020. L’éolien devrait connaître l’essor le plus rapide, avec un développement plus marqué en mer. La technologie n’est certes pas encore totalement éprouvée, mais les projets offshore doivent permettre d’installer des éoliennes de plus grande capacité tout en réduisant les risques d’acceptabilité. Selon les experts, à court terme, l’Allemagne ne devrait pas se trouver en situation de sous-capacité suite à l’arrêt définitif des 7 plus vieux réacteurs. Anticipant la sortie de l’atome prévue initialement par le gouvernement Schröder, les producteurs d’énergie avaient multiplié les projets de centrales thermiques. De quoi souligner le talon d’Achille du pays : ses émissions de gaz à effet de serre. Car il dépend encore à 45 % du charbon, l’énergie la plus émettrice de CO2. Résultat, un kilowattheure génère 441 grammes de CO2 en Allemagne, contre 83 en France, qui dépend surtout du nucléaire.

Depuis la mi-mars, lorsque les sept plus vieux réacteurs ont subi un moratoire, le pays a largement augmenté ses importations d’électricité. En avril, celles venant de France ont ainsi bondi de plus de 40 %… Un retournement de tendance par rapport aux deux dernières années, qui avaient vu l’Allemagne exporter massivement vers la France.

En situation d’équilibre, après avoir bénéficié de surcapacités, le réseau électrique dispose de marges de sécurité amoindries. Autrement dit, le risque de black-out augmente. Or, pour faire venir l’électricité éolienne du nord vers le sud de l’Allemagne, où la consommation est la plus forte, le réseau aura besoin d’être renforcé. C’est la situation paradoxale soulevée par la Bundesnetzagentur, qui contrôle le réseau. « A travers le moratoire, plus de capacités de transport sont nécessaires et dans le même temps, les travaux de renforcement ne peuvent plus être conduits du fait de la nouvelle charge qui pèse sur le réseau. »


La reconquête après « La Conquête »

31 mai 2011

Les Echos

Les spécialistes de science politique affirment, avec raison, qu’une élection présidentielle se joue dans les deux derniers mois de la campagne. Il est cependant un autre moment clef : cette période -qui s’ouvre -où naît, dans l’esprit du futur candidat, l’idée-force qui fédérera autour de lui. Cet instant où Nicolas Sarkozy a opté pour la « rupture », où Jacques Chirac s’est saisi de la « fracture sociale », où François Mitterrand a décidé d’incarner la « force tranquille ». Certes, ces concepts furent ceux de leur première élection et une réélection, entend-on, ne se bâtirait pas sur un rêve, mais sur la comparaison des compétences. Cependant, si « les conquêtes sont faciles à faire parce qu’on les fait avec toutes ses forces ; elles sont difficiles à conserver parce qu’on ne les défend qu’avec une partie de ses forces » (Montesquieu). Le pouvoir en place doit, s’il veut y demeurer et recouvrer la confiance des orphelins du sarkozysme, accomplir un effort réel et visible de renouvellement des idées et convaincre que le deuxième quinquennat sera beaucoup plus réformiste que le premier.

Tel un adolescent perdu, la France vit mal sa mutation. Déstabilisée par les immenses changements auxquels elle est confrontée -les siens comme ceux, infiniment rapides, du monde qui l’entoure -elle se replie sur elle-même, s’effraie des efforts à accomplir pour s’émanciper, refuse avec véhémence les conseils, meugle que personne ne la comprend, méprise le passé tout en voulant s’y réfugier et insulte l’avenir tout en refusant de s’y projeter. Face à cela, comme de nombreux parents perdant pied, l’immense majorité des politiques croit sincèrement bon de surprotéger les citoyens. Tous les candidats déclarés rivalisent déjà de promesses conservatrices, intenables et accélérant la nurserisation de nos vies (cf. notre chronique « Le choc annoncé des conservatismes », « Les Echos » du 5 avril 2011).

Pour les adolescents, les spécialistes de la puberté affirment qu’il faut faire tout l’inverse : sécuriser et intervenir, oui, mais uniquement pour les activités réellement dangereuses. Il faut, surtout, cesser de s’immiscer sur tous les sujets, faire expressément confiance, dans un cadre clair et responsabilisant, et ne pas guider son action sur l’ambition d’être aimé.

En cette période cruciale, Nicolas Sarkozy devrait s’entourer d’un « shadow cabinet » renouvelé, jeune, indépendant (y compris de lui), à jour de la science et en prise avec le monde. Il devrait reporter à plus tard sa lecture -évidemment précieuse -de Maupassant pour comprendre les vertus du cameronisme (de la Big Society au plan assumé de réduction des dépenses publiques de 100 milliards d’euros en cinq ans) et se nourrir des idées de Delpla (sur la dette et les privilèges), Thesmar et Landier (sur la société de la transparence), Sautet (sur la fiscalité et la concurrence), Huerre (sur la petite enfance et le besoin de responsabilité), Némo (sur l’école et la République), Bronner (sur le précautionnisme), Feldman (sur les institutions), Thaler et Sunstein (sur le fameux « nudge », ce « paternalisme libéral » qui oriente sans contraindre et correspond magnifiquement aux exigences complexes d’un pays égalitariste en mal de changement), etc. La (re)conquête, et la ringardisation de l’adversaire, n’est possible qu’au prix de ces efforts.


Mobius Says Fresh Financial Crisis Around Corner Amid Volatile Derivatives

31 mai 2011

Bloomberg

Mark Mobius, executive chairman of Templeton Asset Management’s emerging markets group, said another financial crisis is inevitable because the causes of the previous one haven’t been resolved. “There is definitely going to be another financial crisis around the corner because we haven’t solved any of the things that caused the previous crisis,” Mobius said at the Foreign Correspondents’ Club of Japan in Tokyo today in response to a question about price swings. “Are the derivatives regulated? No. Are you still getting growth in derivatives? Yes.” The total value of derivatives in the world exceeds total global gross domestic product by a factor of 10, said Mobius, who oversees more than $50 billion. With that volume of bets in different directions, volatility and equity market crises will occur, he said.

The global financial crisis three years ago was caused in part by the proliferation of derivative products tied to U.S. home loans that ceased performing, triggering hundreds of billions of dollars in writedowns and leading to the collapse of Lehman Brothers Holdings Inc. in September 2008. The MSCI AC World Index of developed and emerging market stocks tumbled 46 percent between Lehman’s downfall and the market bottom on March 9, 2009. “With every crisis comes great opportunity,” said Mobius. When markets are crashing, “that’s when we’re going to be able to invest and do a good job,” he said. The freezing of global credit markets caused governments from Washington to Beijing to London to pump more than $3 trillion into the financial system to shore up the global economy. The MSCI AC World gauge surged 99 percent from its March 2009 low through May 27.

‘Too Big to Fail’

The largest U.S. banks have grown larger since the financial crisis, and the number of “too-big-to-fail” banks will increase by 40 percent over the next 15 years, according to data compiled by Bloomberg. Separately, higher capital requirements and greater supervision should be imposed on institutions deemed “too important to fail” to reduce the chances of large-scale failures, staff at the International Monetary Fund warned in a report on May 27. “Are the banks bigger than they were before? They’re bigger,” Mobius said. “Too big to fail.” The money manager had earlier said at the same event that Africa has an “incredible” investment potential and that he has stakes in Nigerian banks. “These banks are doing very well and are much better regulated than they were in the past,” Mobius said, without disclosing which lenders he holds.

Banks account for five of the eight stocks in the MSCI Nigeria (MXNI) Index. Guaranty Trust Bank Plc, the country’s No. 2 lender by market value, surged 31 percent in the six months through May 27, according to data compiled by Bloomberg. Shares of Access Bank Nigeria Plc recorded the second-biggest decline on the gauge in the period, the data show.


How to Fix Greece

30 mai 2011

Barron’s

It’s time for the devastated nation to face reality. The only way out is to restructure now, with bondholders taking a 50% hit.

Europe should make Greece restructure its debt — swiftly. It would require delaying interest payments and an orderly reduction of the total debt by 50%. And with 327 billion euros outstanding, we don’t recommend this lightly. Usually, Barron’s staunchly advocates full repayment to bondholders. But the choice for Greece’s bondholders, as we see it, is to accept 50 cents on the euro now — or 30 cents or worse down the road. Failure to restructure will also bring further societal and economic ruin. With Greece’s unemployment rate at 15%, biding time until an eventual default could throw the country into depression, incite more unrest and drag all of Europe into deep recession. It could even cause Europe’s common currency, the euro, to unravel, and shake the foundations of the European Union itself. Except for a few brave European leaders who have whispered in recent weeks that Greece get debt relief, Europe’s official approach has been to muddle along and hope the problem will go away. It won’t.

Last week, in its latest Band-Aid attempt, the government announced new austerity measures that will extract a further €6.4 billion ($9.1 billion) from its reeling economy — through job and wage cuts, and new taxes — a desperate effort to make up for missed budget targets set in last year’s €110 billion bailout by the EU and International Monetary Fund. Not only are steps like that insufficient; they’ll bring disastrous economic side effects. The austerity measures already imposed on Greece by its lenders have severely hurt the Greek economy, which shrank by 2.1% in 2009 and 4.5% in 2010, and which will probably contract by a further 3.5% this year. Greece’s bondholders are effectively stepping on the country’s neck, making the prospect of full debt repayment all the less likely. Delaying a debt restructuring by even one to two years would mean that the amount to be recovered by bondholders could shrink from 50% to 30%, according to Citigroup. Delay a few more years, and the amount recovered could be next to nothing. Meanwhile, Greece’s economy would keep shrinking. That would bring dire human costs, says David Goldman, formerly Bank of America’s head of fixed-income research. Unemployment could approach Spain’s levels: 20% overall, with youth unemployment near 40%. Emigration would rise, Goldman says. Some public services could be halted, and protests could grow deadly again. Another bailout won’t help. "Greece is bankrupt," says Mark Grant, head of structured finance and corporate syndication at Southwest Securities. "To give Greece more money makes no sense. It just means they get more money they can’t pay back."

Barron’s Foreign Editor Vito Racanelli offers solutions to help solve Greece’s debt crisis. Suggests Greece be allowed to delay its debt and reduce payments to bond holders. The better course is to allow Greece to write down its debt now and try to get its economy growing again. Not that a write-down would be painless. With Greece’s public debt at €327 billion, a 50% write-down means roughly a €160 billion loss for creditors. Many of them are Greeks themselves, of course. Greek banks would need complete recapitalization, and the rest of the financial system would need huge injections of cash. The European Central Bank, which is adamantly against a restructuring of any kind, holds an estimated €40 billion to €50 billion of Greek debt, and more in loans — so the ECB would need more capital to absorb the blow. The money would have to come from wealthier EU members like Germany and France. Such countries have a huge stake in avoiding a European recession, and in keeping the euro intact. Since the common currency was adopted in 1999, companies in industrially advanced countries like Germany and France have found it far easier to export to European countries that are less competitive, including Greece, Spain, Ireland, Portugal and Italy—the very countries that now find themselves with serious debt problems.

LETTING THE EURO UNRAVEL would be an economic tragedy for Germany and France as well as for Greece, Ireland and Portugal. Short-term, a Greek restructuring could send the euro down sharply. The market is already anticipating a restructuring of some kind. Depending on their maturity dates, Greek bonds are trading at just 45 cents to 75 cents on the euro. A 50% write-down of Greek debt would cause losses of tens of billions of dollars at Europe’s commercial banks. But most of them could absorb the blow. If a few couldn’t, they could either look for new capital, or merge with stronger banks.

It’s likely that a Greek restructuring would increase speculation that similar moves would soon follow in other debt-laden European countries, such as Ireland and Portugal. And such write-downs could well happen. But those countries may not need such drastic action, and, even if they do, the write-downs required may not all be as much as 50%. One estimate showed that a 32% write-down of the debt of Greece, Ireland and Portugal would cost Europe’s commercial banks €200 billion. That would eliminate a year of the industry’s profits before provisions for loan losses, according to Credit Suisse. By allowing Greece to keep limping along when it needs major surgery, European officials have propped up Continental banks that would have failed. That may seem laudable to some, and it may preserve bank jobs in the short run, but it has caused lingering uncertainty, and hurt long-term economic growth.

Contrast Europe with the U.S., where in the most recent financial crisis, the government allowed a surprising number of major financial players to fail or be bought in fire sales. Among them: Lehman Brothers, Bear Stearns, Washington Mutual, Wachovia and Countrywide Financial. Result: The U.S. now has a stronger banking system — and a stronger economy than Europe’s. It can be argued that the EU would also help its economies by allowing weaker financial players to be winnowed. In understanding a country’s financial health, analysts usually compare its government-debt level with its annual economic output. Economists generally believe that once debt rises above 90% of gross domestic product, a country’s resources go mainly to (unproductive) interest payments. What lies ahead could be economic disaster in the form of a constantly shrinking economy and a constantly rising jobless rate.

Greek debt stood at 143% of its annual economic output at the end of last year. But as the nation’s economy shrinks, the ratio only gets worse, creating a painful downward spiral. The country has no room for error. If Greece’s economy contracts as expected this year, its debt will rise to 160% of GDP next year. Even if Greece executes the bailout plan perfectly, slower-than-projected growth or higher interest rates could push the ratio towards 180% in a few years, say Citigroup and the IMF. To cope with its crisis, Greece has had to cut spending sharply and raise taxes. Its value-added tax, the main sales tax, is headed for an average 20% increase. As a result of such moves, the budget deficit as a share of GDP dropped to 10.5% last year, from 15% in 2009.

Greece is also looking at €50 billion of privatizations, such as the Hellenic Post Bank and the Hellenic Telecommunications Organization. If it follows through quickly, that would be a big help, but that’s a big if. Short of a restructuring, the only other solution would be a Eurobond, where Greek paper would effectively be swapped for bonds backed by the entire euro zone, akin to the way Brady bonds helped ease the Latin American banking crisis in the U.S. two decades ago. Yet the Germans and other countries, despite their talk of solidarity with Greece, won’t back Eurobonds. The political will isn’t there.

A wise lender would have to conclude that the Greeks have given just about all they can. The only choice left is restructuring — and if that doesn’t happen soon, a vast array of bondholders will be wiped out. Sovereign defaults have been dealt with time and again. Bondholders know they’re going to take a loss. But by taking steps to relieve some of the debtor’s obligations, they can avoid total loss.

That’s the kind of help that Greece needs — right now.


YVES ZLOTOWSKI CHEF ÉCONOMISTE DE COFACE: « Un moment de vérité pour l’économie chinoise »

27 mai 2011

Les Echos

De passage à Pékin où il a présenté, hier, les perspectives économiques de Coface, l’assureur-crédit français, son chef économiste a expliqué aux « Echos » pourquoi le ralentissement de l’économie chinoise est une bonne chose.

De passage à Pékin où il a présenté, hier, les perspectives économiques de Coface, l’assureur-crédit français, son chef économiste a expliqué aux « Echos » pourquoi le ralentissement de l’économie chinoise est une bonne chose.

Craignez-vous un brutal ralentissement de la croissance chinoise ?

L’inquiétude actuelle autour de l’économie chinoise me semble un peu excessive. La question qui se pose aujourd’hui est celle de l’efficacité des politiques mises en oeuvre pour ralentir la machine, en particulier pour lutter contre l’inflation. On voit bien qu’il n’est pas facile de calmer le crédit. Si celui-ci est en légère baisse, il reste sur un taux de croissance annuelle de 17 %, ce qui correspond, dans d’autres pays comme l’Inde, à ce qu’on appelle un boom du crédit ! Si les autorités peinent à parvenir à leurs fins, c’est bien parce qu’il s’agit d’un vrai changement de système. L’économie chinoise moderne s’est construite sur des taux d’investissement extrêmement élevés : tout était conçu pour que les entreprises aient un accès facile aux financements. Pékin veut changer cela. C’est une transition normale et saine. La croissance va donc ralentir, mais dans des proportions raisonnables. Nous l’anticipons à 8,8 % cette année.

Comment se portent les entreprises en Chine ?

D’après nos dernières informations, l’année 2010 a été très bonne. En revanche, on sent une inquiétude poindre pour 2011 et elle nous semble justifiée. Car ce qui est tenable avec une croissance de 10 % ne l’est plus forcément lorsque le PIB progresse moins vite. Les entreprises chinoises font actuellement face à plusieurs chocs. Les matières premières renchérissent, l’inflation et la hausse du yuan pénalisent un peu plus leur compétitivité prix et, au même moment, les salaires connaissent de fortes hausses, ce qui est nécessaire pour dynamiser la consommation intérieure. Au final, beaucoup d’entreprises sont fragilisées, en particulier dans les secteurs à faible valeur ajoutée. Compte tenu du fait qu’il y a souvent, en Chine, des multitudes d’entreprises qui se copient et fabriquent des produits semblables, il risque d’y avoir de la casse. Ce qui pourrait aggraver la situation est le fait que certaines PME, privées de liquidités par les banques, ont eu recours au crédit interentreprises. Du coup, la faillite de l’une peut avoir des répercussions sur l’autre.

De bonnes perspectives macroéconomiques mais un contexte microéconomique plus sombre : n’est-ce pas paradoxal ?

Nous sommes simplement en train d’arriver à un moment de vérité. Depuis longtemps, les autorités chinoises veulent nettoyer leur tissu industriel. Mais la crise financière internationale a interrompu cette transition vers une politique de soutien à l’investissement plus sélective : les banques ont été sommées de prêter massivement afin d’éviter une hécatombe. Deux ans plus tard, l’heure est venue de retourner à la tendance de long terme. Les règles mises en oeuvre par Pékin en matière de protection de l’environnement sont plus strictes, les contrôles fiscaux se multiplient, le droit du travail est appliqué avec plus de fermeté : tout cela est de nature à éliminer les entreprises non viables. Ce n’est pas bon pour le risque de crédit, ça l’est pour l’économie chinoise à long terme. Il ne faut pas se laisser aveugler par la lutte contre l’inflation : derrière, le vrai sujet, c’est la pérennité de la croissance. Et donc son ralentissement.


La forte croissance des pays émergents fait évoluer le profil des milliardaires

26 mai 2011

Les Echos

Les détenteurs de grandes fortunes issues des pays émergents sont plus jeunes et le plus souvent à l’origine de leur propre fortune. Mais l’implication de la famille est élevée partout, à l’exception de la Russie. La philanthropie se développe peu à peu.

Les héritiers, c’est fini… L’heure est aux self-made-men. La montée des grandes fortunes dans les pays émergents modifie doucement le profil type du milliardaire dans le monde. Selon une étude de Forbes Insights en association avec Société Générale Private Banking, portant sur 1.200 grandes fortunes de 12 pays ou régions (1), la majorité des plus grandes fortunes dans le monde appartient à des personnes qui sont à l’origine de leur propre enrichissement.

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Hobble and Muddle

26 mai 2011

Mohamed El-Erian, CEO and co-CIO of PIMCO, is the author of When Markets Collide. More on PIMCO’s Secular Forum can be found at: http://www.pimco.com/EN/insights/pages/secular-outlook-navigating-the-multi-speed-world.aspx

NEWPORT BEACH – Colleagues from around the world recently gathered at PIMCO’s headquarters in California for our annual Secular Forum, when we leave behind high-frequency issues for a few days and, instead, debate what the next 3-5 years hold for the global economy. The perspective is global, informed by the insights of outside speakers, and the focus is on what is likely to happen, as opposed to what should happen.

The last two Secular Forums projected that, after the global financial crisis, the world economy would not reset in its traditional, cyclical manner. Instead, it faced multi-year re-alignments of both a national and global nature. The world economy would heal, but in a slow and uneven fashion, as advanced economies muddled through while the more dynamic emerging world gradually closed today’s income and wealth gaps.

Developments since then have been consistent with this characterization. The G-7 recovery has been unusually sluggish, notwithstanding large and unprecedented policy stimulus (particularly in the US). As a result, unemployment has surged, now exceeding that of emerging economies. Meanwhile, deficit and debt indicators have worsened, both in absolute terms and relative to emerging economies, and the average risk premium on advanced economies’ debt now exceeds that for emerging economies.

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Long View: Historian sees S&P fall to 400

25 mai 2011

Financial Times

http://video.ft.com/v/946244201001/Long-View-Historian-sees-S-P-fall-to-400


Albert Edwards Revisits The S&P 400, Still Sees Deflation To Hyperinflation

25 mai 2011

Zero Hedge

http://www.zerohedge.com/article/albert-edwards-revists-sp-400-still-sees-deflation-hyperinflation

"Many think I am mad. But I am not the only commentator expecting a deflationary bust – the sort of bust that will take the S&P down to 400 from the current 1300. I recently watched John Authers of the FT Lex and Long View columns interview Russell Napier, formally of CSLA and a leading stockmarket historian. Russell’s views are as interesting as ever and well worth 11 minutes of watching time. His views are similar to mine, although he articulates his thoughts far more clearly than I – Long View: Historian sees S&P fall to 400 – ft.com 16 May."

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Jim O’Neill (Goldman Sachs AM) : « Il est temps de dire quelle sera la décote sur la dette grecque »

25 mai 2011

Les Echos

Le président de Goldman Sachs Asset Management, ancien économiste en chef de la banque d’affaires et expert très écouté -c’est lui qui avait lancé le terme «BRIC» en 2001 pour désigner le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine -livre aux « Echos » son analyse de la situation européenne et du ralentissement chinois.

Sur quoi va déboucher l’inquiétude extrême qui a envahi les marchés cette semaine sur la dette européenne?

Honnêtement je ne sais pas. La seule chose sur laquelle l’Europe parvient à se mettre d’accord est le choix de Christine Lagarde pour le Fonds monétaire international, même si on peut se demander pourquoi la zone euro devrait avoir la présidence de cette institution alors qu’elle ne parvient pas à résoudre sa propre crise. Depuis la création de la monnaie unique, la facilité avec laquelle les hommes politiques disent ce qu’ils veulent en Europe est assez étonnante. En étant indulgent, on peut estimer qu’ils font preuve d’une certaine franchise, mais c’est une étrange façon de tenter de résoudre une crise. Cette crise est de plus en plus un test du leadership allemand car les finances publiques européennes sont les meilleures des régions développées. Hélas, les marchés n’ont pas confiance dans la permanence du soutien à la Grèce et aux autres pays fragiles par les autres pays de la zone.

L’inquiétude des marchés sur la dette européenne est intense. Est-on à un point de rupture?

C’est possible. Au cours des deux dernières semaines, le consensus des investisseurs a beaucoup changé. Ils attendaient une solution lors de la réunion des dirigeants européens de mars et cela ne s’est pas produit. Les marchés se sont mis à craindre qu’on ne puisse pas résoudre cette crise.

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Albert Edwards recommande encore une fois la prudence aux investisseurs

24 mai 2011

(AOF / Funds)

"Je reste toutefois baissier sur les actions et, à l’heure actuelle, haussier sur les obligations d’Etat, même si je reconnais leur faible attrait à long terme. Il convient donc de remarquer que malgré la nouvelle mascarade que représente la saison des résultats au cours de laquelle les analystes consentent à se faire manipuler, notre mesure préférée "variation en glissement annuel de l’optimisme des analystes" a commencé à reculer fortement, comme lors de l’accès de faiblesse inattendu de la croissance l’année dernière", note Albert Edwards de SG Cross Asset Research.

"Les commandes de biens durables ont affiché en mars une hausse de 2,9%, meilleure qu’attendu, tout comme les commandes hors composantes volatiles des secteurs de l’aéronautique et défense. Toutefois, malgré la solidité du mois de mars, la variation en glissement annuel et sur six mois des commandes hors composantes volatiles traduit un fort ralentissement de l’activité ces derniers mois."

"Pourquoi les commandes de biens d’équipement pourraient-elles ralentir précisément à un stade du cycle où la plupart des commentateurs s’attendent à ce qu’elles contribuent largement à la croissance globale ? Et bien, contrairement au message communément véhiculé en cette période de publications de résultats, les bénéfices n’ont pas été très satisfaisants ces derniers temps."

"Compte tenu des valorisations élevées et, désormais, du ralentissement de la dynamique des BNPA (avant même la fin de la seconde phase d’assouplissement quantitatif), nous arrivons à un point du cycle où les investisseurs devraient commencer à faire preuve de prudence."


« Les actions n’offrent pas une bonne protection contre l’inflation »

24 mai 2011

Certains arguent que l’inflation serait une bonne façon de rembourser les dettes qui paraissent de plus en plus lourdes pour certains Etats, et qu’il suffirait pour une entreprise de pouvoir répercuter à l’euro près toute hausse de ses prix de revient pour être protégé de l’inflation. « Il n’y a rien de plus faux que cela ! », répond Pascal Quiry, coauteur de l’ouvrage « Vernimmen ». L’inflation se traduit par « un gonflement des besoins en fonds de roulement entraînant un besoin de financement parallèle qui, dans la plupart des cas, est supérieur à l’accroissement de l’excédent brut d’exploitation qu’elle induit. Elle a donc un impact négatif sur la valeur des entreprises ».

Cette vision conceptuelle est validée par l’analyse du passé. Remontant jusqu’en 1854, les chercheurs ont démontré que ce n’est qu’en période d’inflation modérée, inférieure à 3 %, c’est-à-dire entre 1854 et 1914, et depuis 1986, que les actions surperforment en France l’inflation.

En dehors de ces périodes, l’inflation a été supérieure à 3 % par an en moyenne et supérieure à la rentabilité des actions. « On se rappelle ainsi que, dans les années 1960 et 1970, l’inflation n’a cessé de monter et que les cours de Bourse ont stagné, ce qui illustre bien que l’action n’est pas une bonne protection contre l’inflation », reprend-il. Ceci parce que le « pricing power » (le pouvoir de décider du prix de ses produits, dans le sens le plus général) ne suffit pas, « il faut aussi être capable de faire face aux inévitables hausses du besoin en fonds de roulement entraîné par l’inflation et, historiquement, les sociétés n’ont jamais été capables de le faire  », conclut-il.


Nouvelle charge contre le comité d’entreprise d’EDF

24 mai 2011

Les Echos

Le ton est à chaque fois un peu plus ferme. Huit mois après le « relevé d’observations provisoires » transmis aux pouvoirs publics, la Cour des comptes a rendu public hier un nouveau « rapport thématique » consacré à la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS), l’équivalent du comité d’entreprise pour EDF et l’ensemble des acteurs de la branche électrique et gazière. Exercice inédit, ce contrôle en profondeur visait à assurer le suivi des recommandations formulées lors du précédent rapport, au printemps 2007. Le verdict est sans appel : sur les 34 recommandations émises il y a quatre ans par la Cour, « une seule a été intégralement mise en oeuvre, observent les rédacteurs du rapport, ce qui témoigne de l’inertie de l’ensemble des acteurs pour réformer ces institutions sociales et améliorer leur gestion à court terme ».

Urgence financière

Organisme « hypertrophié », « gâchis financier », « réforme de façade », situation financière « précaire »… C’est un tableau bien sombre qui est dressé par les magistrats de la rue Cambon. Qui ne manquent pas de s’étonner des pertes et des problèmes de trésorerie rencontrés par le CE le plus riche de France, alors même que ses ressources se sont accrues de 100 millions d’euros au cours des dix dernières années. Au fil des pages, les experts de la Cour ne se contentent plus d’établir la liste des dysfonctionnements de la CCAS. Ils appellent à une refonte complète de l’organisme et de son mode de financement. Sur ce point, le rapport préconise clairement la fin du prélèvement de 1 % sur les ventes d’électricité et de gaz, et recommande d’asseoir le financement sur la masse salariale de toutes les entreprises de la branche. Une révolution qu’on imagine mal enclenchée à moins d’un an de l’élection présidentielle…

Pour l’heure, l’urgence est financière. Depuis son dernier rapport, la Cour estime que la situation de la CCAS s’est « considérablement dégradée » du fait d’acquisitions « hasardeuses » comme l’OPA sur Trigano et de problèmes récurrents de gestion. De fait, après avoir essuyé une perte de 33 millions d’euros en 2009, le CE d’EDF devrait afficher un déficit proche de 80 millions pour 2010. Faut-il s’attendre à un nouveau dérapage ? Sa direction assure que non, et promet de revenir à l’équilibre financier dès cette année. Le président (CGT) de la CCAS, Michaël Fieschi, s’en tient en effet au plan de rigueur annoncé en décembre. Ce dernier table sur une réduction des coûts de fonctionnement, pour environ 40 millions d’euros. Des cessions d’actifs immobiliers (centres de vacances, mais aussi locaux administratifs) sont également programmées : une soixantaine de sites pourrait être vendue cette année.


Facing Up to End of ‘Easy Oil’

24 mai 2011

Wall Street Journal

WAFRA, Kuwait—The Arabian Peninsula has fueled the global economy with oil for five decades. How long it can continue to do so hinges on projects like one unfolding here in the desert sands along the Saudi Arabia-Kuwait border.

Saudi Arabia became the world’s top oil producer by tapping its vast reserves of easy-to-drill, high-quality light oil. But as demand for energy grows and fields of "easy oil" around the world start to dry up, the Saudis are turning to a much tougher source: the billions of barrels of heavy oil trapped beneath the desert. Heavy oil, which can be as thick as molasses, is harder to get out of the ground than light oil and costs more to refine into gasoline. Nevertheless, Saudi Arabia and Kuwait have embarked on an ambitious experiment to coax it out of the Wafra oil field, located in a sparsely populated expanse of desert shared by the two nations. That the Saudis are even considering such a project shows how difficult and costly it is becoming to slake the world’s thirst for oil. It also suggests that even the Saudis may not be able to boost production quickly in the future if demand rises unexpectedly. Neither issue bodes well for the return of cheap oil over the long term.

"The easy oil is coming to an end," says Alex Munton, a Middle East analyst for the Scottish energy consulting firm Wood Mackenzie. The major oil fields in the Gulf region, he says, have pumped more than half their oil—the point at which production traditionally begins to decline.

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