Le gouvernement se trompe de politique économique. A considérer que la réduction du déficit est l’impératif premier « intangible » et que le problème de compétitivité est secondaire, et qu’il ne sera abordé qu’ensuite, en 2013, MM. Hollande et Ayrault inversent l’ordre des urgences. Ils prennent le risque d’aller vers des déconvenues et de placer la France dans la spirale latine récessionniste, celle de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.
Le diagnostic des maux de la France a été long à admettre par la classe politique, gauche et droite réunies. Mais, finalement, au bout d’une décennie de rapports et de débats, l’accord s’est fait pour considérer que le pays doit corriger un premier déficit, celui des comptes publics. Il n’y a en vérité plus guère le choix : la crise ayant poussé le ratio dette/PIB à la limite de la barrière dangereuse des 90 %, les marchés financiers se sont transformés en chiens de garde féroces pour surveiller, dans toute l’Europe, l’équilibre des recettes et des dépenses. Lire la suite »
Olivier Rech, ancien analyste au sein de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Institut français du pétrole (IFP),est directeur de Energy Funds Advisors
Il y a quelques jours, la FAO -l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture -a appelé avec gravité les autorités des Etats-Unis à réduire l’utilisation comme carburant de l’éthanol produit à partir du maïs. Il est vrai qu’une sécheresse historique - notamment aux Etats-Unis -a entraîné les prix du maïs à un niveau record avec une hausse de plus de 40 % depuis début juin et avec des conséquences importantes sur les prix internationaux d’autres produits agricoles, comme le blé et le soja. La probabilité élevée et croissante d’une crise alimentaire, similaire à celle de 2007-2008, a donc conduit l’ONU à appeler les Etats-Unis à prendre la mesure de l’état de stress du marché du maïs dont ils sont à la fois premier producteur et premier exportateur au monde. Lire la suite »
Le rebond de croissance est menacé. Les géants de l’industrie, notamment électronique, connaissent une crise historique. Le yen bat des records. La dette atteint un niveau jamais expérimenté par aucun pays développé. Mais, depuis hier soir, le gouvernement japonais ne peut plus répondre à aucune des angoisses qui frappent l’Archipel. Il est paralysé. Les partis d’opposition, qui contrôlent la chambre haute du Parlement, ont réussi à faire voter une motion de censure contre le Premier ministre, Yoshihiko Noda. Lire la suite »
La présidente brésilienne est en passe de remporter l’épreuve de force contre les fonctionnaires, en grève depuis trois mois. Malgré le ralentissement de l’économie, elle jouit d’une popularité record.
un demi-million de fonctionnaires doivent reprendre le travail lundi. Dilma Rousseff a fait preuve de fermeté au long de trois mois de grève, et n’a guère fait de concessions. Tout juste désignée comme la troisième femme la plus puissante du monde par le magazine « Forbes », la présidente du Brésil est en passe de remporter son premier bras de fer contre la fonction publique. En rappelant très clairement qu’au Brésil, les fonctionnaires ne jouissent pas seulement de la stabilité de l’emploi mais gagnent généralement davantage que les salariés du secteur privé. Lire la suite »
Le Premier ministre a salué, en ouverture de l’université d’été du Medef, hier, « la France qui entreprend ». Mais il n’a pas donné de précisions sur les mesures fiscales redoutées par les entreprises.
Une opération de charme. C’est ce qu’était venu faire hier le Premier ministre vis-à-vis des patrons, à l’occasion de l’ouverture de l’université d’été du Medef. « C’est dans un esprit d’ouverture et de confiance que je viens devant vous », a-t-il prévenu. Avant d’ajouter : « La France qui entreprend, c’est la condition de la croissance et de l’emploi. » Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il a insisté sur sa volonté de « mettre l’entreprise au centre de notre politique économique ».Lire la suite »
PIMCO believes that over the coming years, housing-related assets have the potential to outperform the conservative assumptions embedded in their current market valuations.
As the uncertainty in the housing market wanes, risk premiums in asset prices may reflect a recovery well before the market fully heals.
A variety of housing-related investment opportunities may outperform in a housing recovery, while cushioning against risk in an economic downturn. Lire la suite »
One of the questions we often receive is why we don’t simply lift our hedges when the market advances above some moving average or another, and replace them when the market breaks below those moving averages. Certainly, when one looks a chart, extended market advances always break above various moving averages, and extended market declines always break below various moving averages, so simple trend-following strategies seem utterly self-evident. Unfortunately, if you actually take that strategy to historical data, the results typically aren’t nearly as compelling. Moreover, once any amount of slippage or transaction costs are taken into account, the most widely-followed strategies generally underperform a passive buy-and-hold strategy over time, and often don’t even manage downside risk particularly well.
I should emphasize up-front that the focus here is the use of popular moving-average crossover methods, and is not a criticism of trend-following methods more broadly. The second half of this comment discusses considerations that I believe are useful in evaluating market trends and extracting signals from financial and economic data. Lire la suite »
Dans son article publié par Die Zeit, Mario Draghi donne sa perception de la situation institutionnelle au sein de la zone Euro. (article disponible ici http://bit.ly/RYMjjE )
Il indique que les institutions qui avaient fonctionné jusqu’à présent ne sont plus crédibles. La crise que la zone Euro est un aveu de cet échec de ce qui avait été mis en place jusqu’à présent. Il indique également que le cadre fédéraliste souvent invoqué est excessif et ne peut être un préalable à la résolution de la crise. Il n’exclut pas que la construction politique puisse mener à un tel cadre mais il considère que cela est trop complexe à court terme et que des solutions peuvent et doivent être trouvées sans qu’un cadre fédéraliste soit mis en œuvre.. Lire la suite »
Les fonds alternatifs plébiscitent l’action du groupe américain depuis longtemps en raison de ses performances exceptionnelles.
Si ce n’est pas de l’amour, cela y ressemble. Les « hedge funds » plébiscitent presque sans réserves la marque à la pomme compte tenu de ses performances boursières astronomiques et, en outre, régulières. Le marché a beau être toujours plus exigeant avec le groupe fondé par Steve Jobs, celui-ci parvient à surpasser les attentes. Lire la suite »
La firme à la pomme, devenue la première capitalisation mondiale de tous les temps, contribue à faire la pluie et le beau temps sur les marchés américains. Elle a une influence sur l’ensemble des valeurs technologiques et un impact plus général sur le sentiment des investisseurs.
Apple serait-il devenu le dieu des marchés ? En tout cas, la firme à la pomme, qui vient d’être « sacrée » première capitalisation mondiale de tous les temps (1), à quelque 620 milliards de dollars, contribue à faire la pluie et le beau temps sur Wall Street. D’abord, par son poids : le groupe technologique représente autour de 5 % de l’indice S & P 500, plus de 10 % du Nasdaq Composite et presque 20 % du Nasdaq 100. Lire la suite »
Dans un entretien aux « Echos », Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la BoE, évoque les défis auxquels est confronté l’institut d’émission : économie en récession, légère poussée de l’inflation, hausse de la livre… Et ce alors que baisser les taux aurait des effets pervers selon lui.
La Banque d’Angleterre (BoE), qui avait laissé les marchés sur leur faim en optant pour le statu quo sur ses taux d’intérêt pendant l’été, est attendue au tournant lors de sa réunion de rentrée, début septembre. Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la BoE, et plutôt classé dans le camp des faucons - les partisans d’une ligne intransigeante dans la lutte contre l’inflation -revient sur les raisons qui avaient présidé à cet attentisme, et évoque les défis à venir d’une économie en récession. Lire la suite »
Le premier groupe minier mondial a enregistré sur l’exercice 2011-2012 un bénéfice net en repli de 35 %. Pénalisé par la baisse des prix des matières premières et l’inflation des coûts opérationnels, le groupe a décidé de lever le pied sur ses dépenses pour l’an prochain.
BHP Billiton a tiré les leçons du ralentissement de la croissance chinoise. Le premier groupe minier de la planète a annoncé hier qu’il allait réduire le rythme des investissements dans de nouveaux projets. Emblématique, l’agrandissement de la mine géante d’Olympic Dam, située au nord d’Adélaïde en Australie, sera ainsi repensé. Lire la suite »
China Cosco, le premier armateur chinois, et Rongsheng Heavy Industries, l’un des plus grands chantiers navals de Chine, ont publié de très mauvais chiffres.
Le ralentissement de l’économie mondiale porte un coup très dur à la jusqu’ici très florissante industrie maritime chinoise. Et les mauvaises nouvelles se succèdent. Ainsi, rapportait hier l’agence Bloomberg, la compagnie China Shipping Development a indiqué être en négociations avec plusieurs chantiers navals, dont deux Chinois, afin de reporter la livraison de 10 cargos et tankers. La société de Shanghai, cotée à Hong Kong, a publié, par ailleurs, ses premières pertes semestrielles depuis 1998, à 495 millions de yuans (62 millions d’euros). Lire la suite »
Les plus grosses institutions de retraite des Pays-Bas accu-sent des millions de dollars de pertes latentes après l’introduction en Bourse ratée de Facebook.
Pris dans la débâcle boursière de Facebook, les fonds de pension néerlandais les plus en vue accusent des millions d’euros de pertes latentes dans leurs comptes, trois mois après l’introduction à la Bourse de New York du plus célèbre réseau social sur Internet. Emboîtant le pas aux investisseurs privés dans la ruée pour acquérir des actions Facebook, alors que leur santé financière exigeait la plus grande prudence, ces investisseurs institutionnels (ou « zinzins ») ont acheté pour des dizaines de millions de dollars de titres de cette société, qui s’est fait coter en Bourse en mai dernier. Sachant que le cours de l’action Facebook s’est même brièvement échangé sous la barre des 19 dollars, soit la moitié de son prix d’introduction sur le Nasdaq le 18 mai, la facture risque d’être particulièrement lourde pour les deux grands fonds de pension du royaume. Lire la suite »