Stratégie de Court Terme (09/05/2012):

9 mai 2012

Frédéric Gilbert

Un changement majeur s’est opéré le mois dernier, et a entrainé la rupture de la tendance haussière de court terme dans laquelle le Cac s’était installé depuis l’intervention de la BCE mi-décembre: le retour du risque politique. Les évènements récents, notamment en Grèce, marquent en effet le retour de facteurs négatifs sur la psychologie du marché. S’y ajoute une rupture technique depuis le franchissement à la baisse des 3250 pts. Ce mouvement baissier devrait conduire l’indice parisient aux alentours de 3000 pts à court terme (entre 2970 et 3050 grosso modo). Ce support – psychologique et technique – est important. Après presque 600 pts de baisse depuis les plus hauts, le retour des acheteurs sera le point à surveiller, étant donné l’abondance de liquidité hors marché. L’absence de volume et la cassure des 2950 pts entraineraient très certainement le Cac à 2800 pts (retracement exact de la première vague de baisse 3600 – 3100 pts). Lire la suite »


Stratégie de court terme (au 22/01/2012)

22 janvier 2012

La baisse récente de la volatilité (Vix < 25) couplée au dépassement technique de zones clé (3250 pts sur le Cac) dans des volumes étoffés est de bon augure. Le momentum est positif. La faible sensibilité du marché aux mauvaises nouvelles et le sentiment optimiste des investisseurs (cf American Association of Individual Investors (AAII) survey) suggère que la tendance actuelle n’est pas terminée.

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Stratégie de Moyen Terme (au 22/01/2012)

22 janvier 2012

La volatilité devrait perdurer cette année. Les arguments haussiers et baissiers semblent se neutraliser à ce stade si l’on essaie d’anticiper les 6 à 12 prochains mois. Il est probable que 2012 soit une année positive pour les actions, mais le chemin promet d’être agité voire chaotique. Pour Michel Cicurel, président de Rothschild AM, 2012 ne sera pas grise, mais noire et blanche (voir ici). Lire la suite »


Stratégie de LT (au 22/01/2012):

22 janvier 2012

Un regard rapide sur l’année 2011 permet de tirer quelques conclusions :
- il n’y a plus d’actifs sans risque
- L’approche graduelle de résolution de la crise européenne a été globalement un échec
- La BCE ne veut pas d’actifs cotés dans son bilan
- Les actions les mieux valorisées sont celles qui ont le mieux performé
- Le marché de l’emploi US a été peu sensible aux stimulus

4 défis doivent être affrontés : Lire la suite »


Le non-dit de la TVA sociale

3 janvier 2012

Les Echos

C’est un voeu qu’on se lance traditionnellement en début d’année dans les rues d’Abidjan, écrasées sous le soleil de la saison sèche : « Bonne année l’argent ! » En ce début de l’année 2012, ce voeu mériterait d’être aussi envoyé aux Etats européens vieux et pluvieux, ceux qu’on disait autrefois riches, industrialisés ou développés. Car nous allons vivre en direct une formidable course à l’argent pour trouver des centaines de milliards d’euros. Les quatre plus grands Etats de la zone euro vont devoir lever à eux seuls plus de 1.100 milliards, le Royaume-Uni 300 milliards et les Etats-Unis plus de 2.400 milliards. Les banques européennes devront elles aussi refinancer leurs emprunts. Difficile de savoir combien il leur faudra : les estimations vont de 250 à 800 milliards. En tout cas, ça fait beaucoup, beaucoup d’argent à trouver. A votre bon coeur, mesdames et messieurs !

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Best wishes for 2012

30 décembre 2011

Excellente année 2012 à tous. L’année économique et politique 2011 a été complexe, ne doutons pas que 2012 sera à la hauteur et tout aussi intéressante…

Best wishes for the upcoming year to you and your beloved ones. 2011 was a truly exciting year, filled with significant economic events and political issues; no doubt 2012 will be as interesting….

Frédéric G.


Archives – stratégie CT au 13/12/2011

13 décembre 2011

au 13/12/2011:

Le sommet du 09/12/11, présenté comme celui du 26/10/11 ("sommet de la dernière chance"),  n’a pas eu l’effet du précédent (+6.70% sur le cac le 27/10/11… et baisse de 5.50% le surlendemain !) et n’a pas crée le choc de confiance.  Encore une fois, le projet sous-jacent – renforcer l’intégration budgétaire et la crédibilité politique – est louable, mais l’exécution semble plus que délicate. Bref, l’impression est qu’on assiste des décisions mortes-nées, comme pour le FESF, et que les difficultés résident. Le chemin va donc continuer d’être long et périlleux. L’attitude de la BCE, totalement compréhensible et louable à mon sens, n’a pas changé. L’impression qui se dégage est que le marché semble trop optimiste sur une intervention de la Banque Centrale Européenne à court-terme. Draghi a en tous cas été ferme. La question est donc de savoir s’il bluffe.

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Archives – stratégie CT 17/10/2011

13 décembre 2011

au 17/10/2011: la hausse récente semble plus psychologique qu’autre chose. Le marché a acheté les bonnes intentions des politiques européens, qui cherchent à gagner du temps pour préparer un défaut grec. Le changement de discours de leur part est néanmoins bienvenu, et marque une inflexion majeure d’attitude. Cependant, il n’est pas sûr que cela suffise, et le diable se cache dans les détails. Les chiffres économiques US ont aussi éloigné temporairement le spectre d’une récession, mais le marché semble confondre les indicateurs reflétant les semaines passées et ceux anticipant l’activité future (lagging et leading indicators). Cela est classique en période de transition et de pré-récession. Cette phase de “déni” serait alors une fenêtre idéale pour réduire le risque, voire ouvrir des positions baissières, dans une optique de moyen terme.

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Archives – stratégie CT 20/09/2011

13 décembre 2011

au 20/09/2011:  les commentaires du 19/08/11 sont toujours d’actualité. Les marchés sont actuellement dans une zone dangereuse. L’absence de point de référence et les faibles perspectives sur ce point les rendent toujours extrêmement vulnérables.

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Archives – stratégie CT 19/08/2011

13 décembre 2011

au 19/08/2011: le décrochage violent des indices depuis la fin juillet est symptomatique de problèmes structurels qui risquent de faire de nouveau repartir les marchés vers le bas dans les semaines/mois qui approchent. La probable détérioration des chiffres sur l’économie US, l’absence de réponse claire en Europe sur les questions de dettes, l’absence de leadership politique des deux cotés de l’Atlantique et la volonté du marché à aller tester les capacités de résistance de l’Espagne et de l’Italie constituent des facteurs de baisse significatifs.

Alors que les marchés étaient encore il y a 1 mois (ie début juillet) dans une dynamique neutre (Cac) ou positive (Dax, S&P), la configuration actuelle est très négative. Compte tenu de l’accumulation des craintes et de nouvelles potentielles déceptions cet automne, un retour sur les 2500 pts sur le Cac est tout-à-fait envisageable. Dans la mesure où les réponses monétaires sont limitées (QE3 possible, notamment si S&P < 1000 pts), les marchés attendent beaucoup des éventuelles solutions budgétaires (donc des politiques) . Techniquement, l’apparition d’une death cross sur le S&P est un signal  clair de retournement baissier.

Une stratégie possible est de vendre les titres très cycliques et/ou dont les fondamentaux sont mauvais (endettement, faibles CF, marges étroites…) et d’acheter des titres peu cycliques (infrastructures, concessions…) et/ou avec d’excellents fondamentaux.

La stratégie de court terme doit être défensive.  En cas de baisses violentes, des rebonds peuvent être joués sur les 3000 pts (avec seuil 2960) puis sur 2500 pts.


Archives – Stratégie MT 20/06/2011

13 décembre 2011

au 20/06/2011: A la mi 2011, les déceptions sur les indicateurs économiques américains, les questions soulevées par l’arrêt du QE2, la fin de la période de publication de résultats, la question de l’effet du resserrement monétaire en cours en Chine et dans d’autres pays émergents ainsi que l’absence de visibilité et de coordination sur la question des dettes européennes laissent penser que le deuxième semestre – ou en tous cas la période estivale – s’annonce plus délicat pour les marchés actions. Le déficit primaire de la Grèce, c’est-à-dire avant paiement des intérêts, est un handicap majeur dans l’obtention d’une solution structurelle. Retrouver un équilibre primaire sur la dette semble un préalable à une restructuration. Il est probable que l’Europe sacrifie sa croissance en 2011 pour aider la Grèce et peut-être d’autres pays ultérieurement. La tendance sur l’euro est désormais haussière sur le LT,  suite aux divergences de politiques monétaires entre les USA et l’Europe. Cette hausse du pouvoir d’achat pour les européens pourrait se faire au détriment de la performance des marchés actions de la région. A moins d’une solution structurelle sur la question des dettes souveraines, les indices européens offrent probablement moins d’upside que les indices américains.  Cependant un mouvement de hausse du S&P s’accompagnerait d’une baisse plus marquée du dollar, atténuant l’intérêt que présente le marché américain pour un investisseur européen

La croissance US est attendue aux alentours de 2.8% (certains prédisent 3.2%), ce qui est inférieur aux rebonds traditionnels d’un point de vue statistique. Ce niveau de croissance est insuffisant pour inverser la courbe du chômage. La reprise devrait donc être modérée, encore, en 2011. Les analystes s’attendent à une épargne US en hausse, et voient peu d’amélioration sur l’immobilier et le logement. La situation macro-économique US est fragile.

En revanche, la santé des entreprises est globalement bonne et le niveau de cash haut. La situation micro-économique est satisfaisante. A la mi-2011, la question est de savoir si le pic de profits a été atteint, ce qui semble crédible. A noter que l’écart d’anticipation entre les actions et les obligations est majeur: ces deux marchés anticipent un scénario différent. Les anticipations du marché obligataires sont historiquement plus fiables.


Reflexion du jour

8 décembre 2011

Un certain nombre d’articles (http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/05/il-faut-definanciariser-l-economie_1613552_3232.html) fleurissent depuis plusieurs mois (années ?) et proposent de remettre en cause le système financier actuel (sans souvent proposer d’alternatives viables). Cela appelle quelques remarques, en n’oubliant pas que le fonctionnement actuel de la finance est loin d’être parfait et exempt de responsabilité, et que sa sophistication en devient peut-être contre-productive.

En effet, ne pas mentionner l’inefficacité et le manque de résultat des politiques publiques depuis plusieurs décennies (politique budgétaire, stratégie d’intégration forcée des pays pour constituer l’UE, non-respect des critères de Maastricht et extrême tolérance/irresponsabilité des pouvoirs en place, pression et obligation des banques à acquérir les dettes italiennes, grecques et autres depuis 1990, etc…) me semble néanmoins oublier une partie significative des causes de la situation actuelle.

Remettre en place une culture politique responsable et courageuse, orientée vers le résultat, plutôt que guidée par l’idéologie et la naïveté est à mon sens aussi souhaitable et utile. Des pays comme le Canada ou les pays nordiques ont entrepris un certain nombre de réformes structurelles et courageuses dans les années 90, utilisent le système monétaire et financier actuel, et n’ont pas les problèmes que nous connaissons (bien qu’ils en subissent évidemment les conséquences dans un monde globalisé).

Les crises immobilières et bancaires, suivies de crises de l’endettement, sont classiques dans l’Histoire. Les remèdes sont connus (cf Kenneth Rogoff "this time is different"). Dénoncer le système plutôt que l’utilisation qu’on en a fait ou notre manque de rigueur est souvent plus facile.

à bientôt


L’huissier est dans l’escalier

26 octobre 2011

Frédéric Gilbert

Le sommet européen d’aujourd’hui, et les réunions/sommets d’urgence auxquels nous assistons depuis 2 mois maintenant sont la conséquence de problèmes accumulés depuis 20 ans, que nous essayons de régler dans l’urgence. Dès lors, il est peu probable qu’une solution pérenne soit trouvée aujourd’hui ou dans les jours qui viennent. En revanche, il est important d’avancer avant les élections présidentielles françaises. En outre, les conclusions attendues ce soir seront présentées comme un succès, car l’alternative n’est pas permise. On se rendra peut-être compte en revanche dans les semaines/mois qui suivent que cela n’est pas suffisant, comme à chaque fois.

Enfin, la création d’une digue afin d’enrayer la contagion via le FESF ne résout en rien le problème structurel à l’origine des maux actuels: la solvabilité (endettement)  et la compétitivité de la Zone. Cela n’a donc aucun sens si on ne cherche pas à traiter ces points, sachant qu’on achète du temps, et qu’il est de plus en plus cher. Traiter un problème de liquidité sans s’attaquer à un moment au problème de solvabilité a peu de sens.

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La proposition de Michel Barnier: la mauvaise voie

20 octobre 2011

Un commentaire rapide concernant la proposition de Michel Barnier d’interdire aux agences de notations de publier leur note sur les pays sous plan de sauvetage:

- le marché juge à travers les taux d’intérêts la probabilité de défaut d’un pays, et sa solvabilité au sens large. Réduire le champs d’intervention des agences n’empêchera pas le marché de faire son travail

- interdire de se servir du thermomètre ne fait pas baisser la fièvre

- cela risque de créer de nouvelles inquiétudes et d’augmenter le niveau d’incertitude en diminuant la transparence. Par conséquent, le marché risque d’être plus sensible à la rumeur


AT S&P500

5 octobre 2011

en doonnées hebdo, sur le S&P:

MM200 à 1142 pts

MM200 exponentielle à 1182

Death Cross hebdo en formation en prenant les MM exponentielles

Tendance hebdomadaire clairement baissière donc…