C’est une longue histoire. Je suis né à Ménilmontant, dans un quartier populaire et multiculturel. Un quartier qui donnait l’impression d’être le dernier village résistant à l’ordre parisien. Lire la suite »
JEAN-YVES MERCIER AVOCAT ASSOCIE CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Assistez-vous à une intensification des départs de contribuables français depuis l’élection présidentielle ?
Oui. L’accélération des départs est même très prononcée. Depuis le début de l’année, nous avons dû traiter une centaine de cas, nettement plus qu’en temps normal. Lire la suite »
Steven Major, responsable mondial de la recherche sur les taux chez HSBC, estime que la mutualisation des dettes dans la zone euro pourrait représenter jusqu’à 2.000 milliards d’ici à 2014. A terme, le Mécanisme de stabilité pourra devenir l’émetteur commun.
A travers l’action de la Banque centrale européenne (BCE) et des fonds de secours européens, le processus de mutualisation de la dette dans la zone euro a déjà démarré. Selon Steven Major, responsable mondial de la recherche sur les taux chez HSBC, cette dette « commune » devrait atteindre pas moins de 1.000 milliards d’euros d’ici à un an, soit le double d’aujourd’hui. D’ici à 2014, le montant avoisinera sans doute de 1.400 à 2.000 milliards, en tenant compte du stock d’emprunts obligataires achetés par la BCE et des prêts octroyés aux pays fragiles de la zone euro par les fonds de secours, dont le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui entrera bientôt en fonction. Lire la suite »
Le débat de mercredi, qui a duré 90 minutes, consacré aux questions économiques et de protection sociale a donné lieu à quelques échanges vifs.
Emploi
Sur la question qui domine la campagne, Barack Obama a défendu son bilan, « la création de 5 millions d’emplois dans le secteur privé en quatre ans », le sauvetage de l’industrie automobile, et a dit miser sur « l’éducation, les nouvelles sources d’énergie, la réforme du système fiscal et le soutien à la classe moyenne, car l’Amérique est au mieux quand sa classe moyenne prospère ». Mitt Romney lui a dit vouloir « assurer l’indépendance énergétique de l’Amérique du Nord, ce qui peut créer 4 millions d’emplois, ouvrir le commerce, notamment avec l’Amérique latine, durcir nos positions à l’égard de la Chine, équilibrer le budget, favoriser les petites entreprises ». Lire la suite »
Les Echos – HANS REDEKER, RESPONSABLE MONDIAL DE LA STRATÉGIE DES CHANGES CHEZ MORGAN STANLEY
Les marchés des changes ont connu une rentrée en fanfare marquée par deux réunions historiques. La Banque centrale européenne (BCE) a d’abord présenté son très attendu plan de soutien aux marchés obligataires de la zone, alors que la Réserve fédérale se lançait quelques jours plus tard dans le plus ambitieux de ses 3 plans d’assouplissement quantitatif (QE), sans limite de temps. Un activisme qui a sorti de leur torpeur des marchés assoupis et jusqu’ici comme paralysés par le risque d’éclatement de la zone euro. Ce risque s’éloigne sans être pour autant une garantie de tranquillité. Dans ce contexte, la première monnaie mondiale, le dollar, fait figure de « devise refuge » de choix, selon le responsable des changes de Morgan Stanley. Avant peut-être que la découverte des immenses ressources énergétiques aux Etats-Unis fasse du billet vert une nouvelle devise pétrole. Lire la suite »
Didier St Georges, membre du comité d’investissement chez Carmignac Gestion
La réunion de la Banque centrale européenne, jeudi, est très attendue par les marchés… Trop attendue ?
Les choses se passent effectivement comme si Mario Draghi, le président de la BCE, était en train d’arriver à faire avancer ses convictions. Cela a commencé avec les prêts à long terme aux banques en décembre dernier. Le secteur bancaire était alors dans une situation critique, il y avait « le feu à la maison ». Et Draghi a réussi à faire valoir auprès de l’Allemagne la nécessité de ces injections de liquidités pour soulager le financement bancaire, même si ces opérations n’étaient pas très « orthodoxes ». Lire la suite »
Dans un entretien aux « Echos », Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la BoE, évoque les défis auxquels est confronté l’institut d’émission : économie en récession, légère poussée de l’inflation, hausse de la livre… Et ce alors que baisser les taux aurait des effets pervers selon lui.
La Banque d’Angleterre (BoE), qui avait laissé les marchés sur leur faim en optant pour le statu quo sur ses taux d’intérêt pendant l’été, est attendue au tournant lors de sa réunion de rentrée, début septembre. Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la BoE, et plutôt classé dans le camp des faucons - les partisans d’une ligne intransigeante dans la lutte contre l’inflation -revient sur les raisons qui avaient présidé à cet attentisme, et évoque les défis à venir d’une économie en récession. Lire la suite »
Les Echos – ALBERT EDWARDS, RESPONSABLE DE LA STRATÉGIE GLOBALE, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CROSS ASSET RESEARCH
Quels sont les principaux risques pour les marchés dans les prochains mois ?
La crise est loin d’être finie. Au-delà des inquiétudes sur la zone euro - qui vont demeurer -, les craintes sur le reste du monde vont devenir de plus en plus importantes, au cours de l’été. Tous les éléments d’une récession mondiale sont en place. La Chine risque de souffrir d’un ralentissement brutal. De plus en plus de statistiques vont inquiéter les investisseurs ces prochaines semaines. Lire la suite »
Les Echos – CYRIL REGNAT STRATÉGISTE TAUX CHEZ NATIXIS
Redoutez-vous un rebond de la crise dans les semaines à venir ?
Il me semble au contraire que la situation s’est améliorée par rapport à il y a deux ou trois semaines. La recapitalisation directe des banques espagnoles par la zone euro vient limiter les risques sur des finances publiques déjà fragiles. De plus, la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro a fait des annonces plus précises sur le timing des recapitalisations avec notamment la mise à disposition d’une première tranche de 30 milliards d’euros à la fin du mois, ce que les marchés ne prévoyaient pas aussi rapidement. Le risque de crédit associé au secteur bancaire espagnol diminuera donc dans l’absolu. Cela devrait permettre aux plus grandes banques espagnoles, BBA et Santander, de revenir sur le marché. A mon avis, il n’y aura pas de catastrophe cet été.
Mais les investisseurs ne sont-ils pas inquiets de la situation économique en Espagne et en Italie ? Lire la suite »
Cheville ouvrière des réformes qui ont permis d’éliminer le déficit public canadien, Jocelyne Bourgon estime l’Europe capable de mettre en oeuvre des mesures similaires. Entretien.
Nombre de gouvernements la consultent. Le Royaume-Uni, l’Irlande ou encore la France. Pourquoi ? Parce que Jocelyne Bourgon, canadienne, est experte en matière de réforme de l’Etat. De 1994 à 1999, c’est sous sa direction que la fonction publique du Canada a opéré des réformes qui ont rétabli de manière spectaculaire les finances publiques du pays. Un succès indéniable. Lire la suite »
Le potentiel de hausse des marchés actions européens reste assez limité dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale, de crise en zone euro et de pression sur les marges des sociétés, a estimé dans un entretien à Reuters un dirigeant d’Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM)
Le mois dernier, gérants et analystes interrogés par Reuters, avaient dit anticiper une hausse de 9% d’ici fin 2012 de l’indice Euro Stoxx 50, qui regroupe les principales valeurs de la zone euro, soutenu par les attentes en faveur de nouvelles mesures de soutien à la croissance et de sortie de crise de la dette. "Dans le contexte actuel, il y a peu d’espoirs de voir le marché remonter significativement et durablement. Un certain nombre de mauvaises nouvelles sont encore devant nous", a prévenu Philippe Lecoq, directeur adjoint et co-responsable de la gestion actions européennes chez EdRAM, évoquant de possibles défauts à venir de la part de grandes entreprises espagnoles. Lire la suite »
"Gil Reyes, le préparateur physique d’Agassi, vous voit comme un athlète incroyable qui n’a pas conscience de ses capacités. Votre rencontre avec ces deux personnages vous a-t-elle donné plus confiance en vous ?
J’ai toujours cru en mes capacités. Mais, parfois, ça faisait un peu rigoler les gens. Aux États-Unis, cette confiance en soi est décuplée, ce qui me ferait facilement passer pour un Américain en France. En d’autres termes, dans mon pays je suis arrogant, mais là-bas je ne le suis pas assez. Ce n’est pas la même culture. Eux sont complètement positifs et c’est cela que j’ai retenu. Ce qu’ils m’ont dit m’a également conforté dans tous mes choix. Pour ma carrière et dans ma façon de jouer. Quand je tenais ce discours en France, on me répondait : « Non, ce n’est pas comme cela.» Là-bas, c’est : « C’est exactement cela, mais il faut que tu en rajoutes…»"
HUW PILL CHEF ÉCONOMISTE EUROPE CHEZ GOLDMAN SACHS
Où va la Grèce ?
Il est probable que les élections de dimanche n’apporteront pas la solution de stabilité que les créanciers institutionnels souhaitent. Les Européens sont prêts à laisser le pays s’engouffrer un peu plus dans le chaos en attendant que les politiques et le peuple grecs se résolvent à accepter le mémorandum que leur gouvernement a signé. Lire la suite »