« Le statut de devise refuge du dollar est sous-estimé »

24 septembre 2012

Les Echos – HANS REDEKER, RESPONSABLE MONDIAL DE LA STRATÉGIE DES CHANGES CHEZ MORGAN STANLEY

Les marchés des changes ont connu une rentrée en fanfare marquée par deux réunions historiques. La Banque centrale européenne (BCE) a d’abord présenté son très attendu plan de soutien aux marchés obligataires de la zone, alors que la Réserve fédérale se lançait quelques jours plus tard dans le plus ambitieux de ses 3 plans d’assouplissement quantitatif (QE), sans limite de temps. Un activisme qui a sorti de leur torpeur des marchés assoupis et jusqu’ici comme paralysés par le risque d’éclatement de la zone euro. Ce risque s’éloigne sans être pour autant une garantie de tranquillité. Dans ce contexte, la première monnaie mondiale, le dollar, fait figure de « devise refuge » de choix, selon le responsable des changes de Morgan Stanley. Avant peut-être que la découverte des immenses ressources énergétiques aux Etats-Unis fasse du billet vert une nouvelle devise pétrole. Lire la suite »


QE3 – two intoxicating ingredients

14 septembre 2012

Financial Times

Markets had been expecting Federal Reserve chairman Ben Bernanke to refill the punch bowl. He did, but he forgot the fruit juice. The Fed is now ladling out straight booze. Lire la suite »


Les taux bas pour combien de temps ?

3 septembre 2012

Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, est professeur d’économie et de science politique à l’université de Harvard

Combien de temps encore pourront persister les taux d’intérêt planchers qui sont associés actuellement aux devises majeures ? Les taux d’intérêt à 10 ans aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne sont tous en vol stationnaire autour du niveau autrefois impensable de 1,5 %. Au Japon, le taux à 10 ans a dérivé au-dessous de 0,8 %. Les investisseurs mondiaux sont apparemment disposés à accepter ces taux extraordinairement bas, quand bien même ils semblent insuffisants à compenser l’inflation attendue. En effet, le taux sur les bons du Trésor américain ajustés pour l’inflation (appelés « TIPS ») est maintenant négatif jusqu’à 15 ans. Lire la suite »


Enquêtes PMI/Markit en Asie – L’activité se contracte toujours rapidement – Pas de retournement attendu à court terme

3 septembre 2012

par Philippe Waetcher

Les indicateurs PMI/Markit pour l’Asie ne donnent pas de bons signaux dans le secteur manufacturier. Comme l’indique le Graphique 1 les indices se replient sous le seuil de 50 (à l’exception de l’Inde) indiquant une contraction de l’activité manufacturière dans l’ensemble de ces pays.

En Chine il y a deux indices, l’un dit officiel est publié par l’administration chinoise et regroupe plutôt les entreprises à capitaux publics et l’autre publié par Markit et HSBC se focalise sur les sociétés plus petites et à capitaux privés. Il y avait une divergence entre les deux maintenant pour certains l’espoir d’une reprise rapide de l’économie chinoise. Lire la suite »


Taux d’intérêt, récession : les confessions d’un « faucon » de la Banque d’Angleterre

23 août 2012

Les Echos

Dans un entretien aux « Echos », Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la BoE, évoque les défis auxquels est confronté l’institut d’émission : économie en récession, légère poussée de l’inflation, hausse de la livre… Et ce alors que baisser les taux aurait des effets pervers selon lui.

Pour Martin Weale, la hausse de la livre « est un sujet de préoccupation ». - Bank of England

 

La Banque d’Angleterre (BoE), qui avait laissé les marchés sur leur faim en optant pour le statu quo sur ses taux d’intérêt pendant l’été, est attendue au tournant lors de sa réunion de rentrée, début septembre. Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la BoE, et plutôt classé dans le camp des faucons - les partisans d’une ligne intransigeante dans la lutte contre l’inflation -revient sur les raisons qui avaient présidé à cet attentisme, et évoque les défis à venir d’une économie en récession. Lire la suite »


Confidence and Enthusiasm

21 août 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussman.net/wmc/wmc120820.htm

The present confidence and enthusiasm of investors about the ability of monetary policy to avoid all negative outcomes mirrors the confidence and enthusiasm that investors had in 2000 about the permanence of technology-driven productivity, and in 2007 about the durability of housing gains and leverage-driven prosperity. Market history is littered with unfounded faith in new economic eras, and hopes that “this time is different.” Those periods can be difficult, at least for a while, for investors who are less willing to abandon evidence and lessons of history, not to mention basic principles of economics and valuation. We endured similar discomfort in periods like 2000 and 2007, before hard reality set in. Lire la suite »


No Such Thing as Risk?

30 juillet 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussman.net/wmc/wmc120730.htm

The enthusiasm of investors about central-bank interventions has reached a pitch that is already well-reflected in market prices, and a level of confidence that with little doubt, investors will ultimately regret. In the face of this enthusiasm, one almost wonders why nations across the world and throughout recorded history have ever had to deal with economic recessions or fluctuations in the financial markets. The current, widely-embraced message is that there is no such thing as an economic problem, and no such thing as risk. Bernanke, Draghi and other central bankers have finally figured it out, and now, as a result, economic recessions and market downturns never have to happen again. Lire la suite »


A Brief Primer on the European Crisis

20 juin 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussmanfunds.com/wmc/wmc120618.htm

With Greek elections resulting in a fairly benign outcome that promises to hold the euro together in the near-term, the market may enjoy some amount of relief. The extent and duration of that relief will be informative. Based on broader factors, we don’t expect that relief to survive very long, but we are willing to respond more constructively if our own return/risk measures become more favorable. Lire la suite »


Les Etats-Unis au bord de la « falaise fiscale »

18 juin 2012

Les Echos

Est-ce que l’Amérique joue à se faire peur ? Depuis plusieurs mois, ils sont nombreux à dire, le président de la Réserve fédérale en tête, que le pays est en train de se précipiter la tête la première vers un mur fiscal qui, s’il n’est pas évité, va le faire plonger à nouveau dans la récession. Aux Etats-Unis, on parle de « falaise », la fameuse « fiscal cliff ». Celle-ci est le résultat de lois passées par le Congrès qui, par un hasard malheureux, vont produire leurs effets au même moment, début 2013. Lire la suite »


Run of the Mill

6 juin 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussmanfunds.com/wmc/wmc120604.htm

Since late-February, our estimates of the market’s prospective return/risk tradeoff (over a set of horizons from 2 weeks to 18 months) have persistently held in the worst 0.5% of all historical observations. It’s always important to emphasize that we try to align ourselves with the average return/risk profile that has historically accompanied the particular set of investment conditions we observe at each point in time, but that the outcome in any specific instance may not reflect the average return, and may even fall outside of what we view as the likely range of outcomes. That said, the awful behavior of the market in recent weeks is very run-of-the-mill in terms of how similarly unfavorable conditions have usually been resolved historically, and there is no evidence that this awful prospective course has changed much. The chart I included three weeks ago in Dancing at the Edge of a Cliff presents similar periods for historical perspective. Lire la suite »


The Reality of the Situation

31 mai 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussman.net/wmc/wmc120528.htm

For nearly two years, the massive interventions of central banks have repeatedly pulled a fundamentally weak and debt-burdened global economy from the brink of resumed recession. The Federal Reserve’s balance sheet is now leveraged 52-to-1, with assets having an average duration of over 5 years, suggesting that if those assets were marked-to-market, an interest rate increase of less than 50 basis points would wipe out the Fed’s entire capital base. Of course, the Fed takes no marks on its assets when it reports its balance sheet, though it does occasionally take down the value of the securities in the Maiden Lane shell companies that it illegally set up to bail out Bear Stearns and other entities (in violation of Section 13(3) of the Federal Reserve Act, which Congress had to amend and spell out like a See-Spot-Run book as a result). Lire la suite »


Liquidation Syndrome

23 mai 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussman.net/wmc/wmc120521.htm

Over the past two weeks, the S&P 500 has lost months of upside progress in a handful of sessions. This is the very characteristic initial outcome of the overvalued, overbought, overbullish syndrome that has been in place until recently (the decline has cleared the overbought component). The good news here is that we now estimate the 10-year prospective total return on the S&P 500 to be about 5.2% annually as a result of the recent decline. As a rule of thumb, a 1% market decline in a short period of time tends to increase the prospective 10-year return, not surprisingly, by about 0.1%. However, that approximation is less accurate over large movements or over extended periods of time, where growth in fundamentals and compounding effects become important. Lire la suite »


Release the Kraken

30 avril 2012

John P. Hussman, Ph.D.

http://www.hussmanfunds.com/wmc/wmc120430.htm

Over the past 13 years, and including the recent market advance, the S&P 500 has underperformed even the minuscule return on risk-free Treasury bills, while experiencing two market plunges in excess of 50%. I am concerned that we are about to continue this journey. At present, we estimate that the S&P 500 will likely underperform Treasury bills (essentially achieving zero total returns) over the coming 5 year period, with a probable intervening loss in the range of 30-40% peak-to-trough.

Why? Lire la suite »


No… Stop… Don’t.

16 avril 2012

John P. Hussman, Ph.D

http://www.hussman.net/wmc/wmc120416.htm

As of Friday, the S&P 500 was at about the same level as at the end of February. I noted then that our estimate of potential market losses over an 18-month window was in the worst 1.5% of historical observations. More recently, we’ve observed a marked deterioration in our measures of market internals. As a result, our estimate of potential market losses over a 6-month window is now in the worst 0.5% of historical observations. In particular, we’re seeing a very broad-based downward shift in market action across nearly every industry group. While the depth of the breakdown is still fairly shallow, the uniformity of the signal suggests significant information content (for more on this distinction, see the note on extracting economic signals from multiple sensors in Do I Feel Lucky?). Though our market concerns are independent of our economic concerns, we see essentially the same downward uniformity in leading economic measures across the industrialized and developing world (for example, see the charts near the end of last week’s comment Is the Fed Promoting Recovery or Desperation?). Lire la suite »


Monnaies : Brasilia furieux contre l’Europe et les Etats-Unis

5 mars 2012

Les Echos

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, dans un discours, jeudi, aux chefs d’entreprise et aux dirigeants syndicaux, a stigmatisé les politiques monétaires des pays riches.

Trop c’est trop. La guerre est déclarée. La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a fustigé, jeudi, devant un parterre de chefs d’entreprise et de syndicalistes, les politiques monétaires européennes et américaines, qui aboutissent à l’arrivée de capitaux sur le marché brésilien : « Oui, ce tsumani monétaire déclenché par les pays développés nous inquiète. » Le Brésil se doit de créer des instruments pour combattre les politiques « perverses mises en oeuvre par les pays riches tels que l’Union européenne, qui inondent le monde de dollars ». Elle a dénoncé, depuis le palais du Planalto, « les méthodes de sortie de crise employées par les pays développés qui impliquent une cannibalisation des marchés émergents ». Lire la suite »