Remodelage atomique

La restructuration d’Areva compose avec un Etat indécis et désargenté.

Le groupe nucléaire public a décidé lors de son dernbier Conseil  de surveillance de reorganioser la strusture de son capital et de ses activités pour boucler son programme d’investissements. Areva a annoncé une augmentation de capital de 15%. La participation de l’Etat diminuerait alors de 93% à 75%. La recherche de partenaires stratégiques pourrait amener plusieurs fonds souverains, dont celui d’Abu Dhabi, à prendre une participation dans le champion hexagonal. Le groupe nucléaire va également se séparer de sa division Transmission & Distribution (T&D), aujourd’hui la plus rentable et qui pèse près de 38% du CA. De plus, Areva procèdera à la cession de deux participations majeures: ses 26% dans Eramet et ses 14% dans STMicroelectronics. Enfin, les actionnaires contribueront également avec un dividende moindre (taux de distribution inférieur pour la première fois à 25%). Ce bricolage financier répond au besoin d’Areva de lever 10Md€ pour son développement à l’international. Toutefois, cette solution tient plus du rafistolage que de la politique industrielle. Pour le moment l’Etat se refuse à toute privatisation du groupe, même si l’état des comptes de la nation devrait lui rappeler qu’il n’a pas les moyens de financer ce développement. Sans alternative explicite, le conseil de surveillance d’Areva a validé le principe d’une cession de sa meilleure division (T&D).  Cette dernière a tous les atouts d’une bonne affaire pour les acheteurs. son résultat opérationnel a augmenté de 41% rien qu’en 2008. Pour le vendeur, la décision semble plus motivée par l’énergie du désespoir que par la plus-value possible pour une structure acquise pour 920 M€ en 2004. En effet, T&D représente 50% des commandes et 80% du résultat d’Areva !

Une solution plus courageuse consisterait à ouvrir la capital davantage (40%): l’Etat demeurerait actionnaire majoritaire d’une société qui aurait les moyens de ses ambitions. Mais pour cela, la France devrait assumer une politique industrielle plus réaliste quitte à résuire ses participations pharaoniques dans certains groupes: les finances publique lui en seraient profondément reconnaissantes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :