Zone Euro – Un besoin de coordination pour retrouver rapidement de la croissance

La zone Euro est confrontée à de nombreuses difficultés pour retrouver une dynamique forte et durable de sa croissance.

· Il y a aujourd’hui plus d’hétérogénéité entre les pays sur le modèle de croissance

· Certains pays sont en difficulté par perte de compétitivité et déséquilibre de leur balance extérieur (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande)

· Les finances publiques de la plupart des pays européens ont été largement éprouvées par la crise, notamment les pays qui ont connu un déséquilibre de leur balance extérieur.

Les tensions sur les marchés reflètent ces inquiétudes et l’incapacité à rééquilibrer, pour de nombreux pays, leurs finances publiques tout en retrouvant le chemin de la croissance. Ces tensions en provoquant de l’incertitude fragilise les perspectives d’activité et in fine le moment du retour vers une dynamique plus saine. C’est pour cela qu’il faut changer certaines règles du jeu. La Grèce a fait un premier pas en présentant un plan trop ambitieux de rééquilibrage de ses finances publiques en 4 ans. Elle n’a jamais réussi au cours des 20 dernières années à adopter une stratégie crédible et durable pour tendre vers une relative stabilité de ses finances publiques même en période de forte croissance.

Ce plan est un gage des autorités grecques pour inciter les autres pays européens à intervenir, chacun faisant un pas de son côté. D’après ce qui a été perçu le week-end dernier lors de la réunion du G7, les européens veulent trouver ensemble des solutions. La réunion du jeudi 11 février est capitale et doit apporter des éléments de solutions. Cela devra se traduire par une action plus concertée et coordonnée au niveau européen et pourrait, devrait, donner au coordinateur (commission, Eurogroup, ..?) une capacité d’intervention nouvelle pour mettre en œuvre la stratégie ainsi définie. Ce coordinateur devra disposer de moyens et de contraintes biens supérieures à celles allouées au Pacte de Stabilité et de Croissance afin de pouvoir être contraignant lorsque cela sera nécessaire. On ne connait pas encore la forme de l’intervention. En outre, de nombreuses questions juridiques d’interprétation des traités devront être clairement abordées pour savoir et déterminer qui peut intervenir dans un plan de sauvetage. L’absence de jurisprudence engendre un manque de transparence de la situation actuelle. Si ce type d’intervention ne fonctionnait pas alors, en dernier recours, le FMI serait appelé.

C’est peut être une étape essentielle dans le fonctionnement de la zone Euro avec une coordination plus marquée entre les Etats et ordonnée par une entité à définir. Elle doit être une marche supplémentaire vers des règles de fonctionnement et de financement plus équilibrées qui pourront être définies et mises en œuvre lorsque la situation sera plus stable. Seulement soyons clair, les mesures qui seront présentées dans les prochains jours permettront de faciliter la façon dont les Etats mettront de l’ordre dans leurs finances publiques tout en contribuant à réduire les tensions sur les marchés financiers. Cependant, cette étape ne résoudra pas spontanément les interrogations sur la façon dont l’Europe peut retrouver un sentier de croissance fort et durable.

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