La question du plafond de la dette US

Frédéric Gilbert

un mot rapide sur le débat actuel aux USA sur la question de la dette publique, atteignant aujourd’hui quasiment 100 années de PIB.

A un moment où les indicateurs économiques fléchissent, au regard de l’amélioration notable depuis presque 2 ans, n’augurent pas d’une reprise économique solide et pérenne, et où le consensus sur l’estimation de la croissance US en 2011 est révisé à la baisse, le véritable débat qui devrait se focaliser sur la fragilité de l’économie US. Le calendrier et le niveau – mais aussi la tendance de fond – de la dette américaine oblige néanmoins les esprits à débattre de la fixation d’un nouveau plafond. La pression récente mise par Moody’s ou S&P sur l’administration Obama est probablement, in fine, salutaire. Elle ne fait en revanche que renforcer ce débat qui, il est vrai, pose aussi la question de la fragilité de l’économie américaine.

Entre la victoire des Républicains à l’automne dernier, inflexibles sur une hausse d’impôt et où un compromis budgétaire serait synonyme de trahison (on note d’ailleurs une tendance plus extrémiste chez les Républicains d’aujourd’hui que par le passé) et des Démocrates qui veulent maintenir le niveau de dépenses publiques, la voie semble étroite pour parvenir à un consensus et aucun ne propose une véritable stratégie de retour à l’équilibre budgétaire. La solution va donc consister à augmenter la plafond de la dette, s’apparentant plus que jamais à une fuite en avant, et renforçant la dépendance des USA envers la Chine, créditeur incontournable de l’Oncle Sam. La vraie crise de la dette n’est pas celle qui se joue en Europe, simple échauffement, mais celle qui menace à moyen terme ce dernier.

Vers une actualité sur les CDS des Etats-Unis aussi fourni que celle sur La Grèce, l’Espagne ou le Portugal ?  Improbable à court terme (et surement non souhaitable), les volumes ont été en hausse notable ces derniers jours (166 contrats échangés pour 1.6 Md$). On est cependant loin des volumes concernant certains pays Européens (850 échanges pour 31 Md$ pour l’Espagne et plus de 1000 contrats échangés pour 51 Md$ pour l’Italie).

Les rendements des Tresuary 10 ans sont passés sous les 3%, de manière paradoxale en première lecture.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :