La rivalité Samsung-Apple n’empêche pas les affaires

Les Echos

Le groupe coréen compte lancer une émission d’obligations devant lui rapporter un milliard de dollars. L’objectif : financer de nouveaux investissements dans son usine d’Austin, au Texas, qui fabrique les processeurs d’iPhone et d’iPad.

Apple et Samsung ont beau s’attaquer en justice pour violation de brevets, les deux entreprises maintiennent et développent leurs relations commerciales. Hier, le groupe coréen a annoncé à Bloomberg qu’il comptait lancer une émission obligataire internationale – sa première depuis 1997 -d’un montant de 1 milliard de dollars, afin d’accroître la capacité de production de son usine d’Austin, au Texas. Or, ce site est, selon les analystes, dédié à la production des processeurs pour iPhone et iPad (les « A5 »), que Samsung fabrique en suivant le design fixé par Apple.

Cette annonce pourrait confirmer qu’Apple a choisi de poursuivre sa collaboration avec le groupe coréen, malgré les rumeurs affirmant que la firme à la pomme réfléchit à transférer la fabrication de ses processeurs au fondeur taïwanais TSMC, afin d’être moins dépendant d’un groupe dont il est le premier client mais qui est aussi son premier concurrent sur le marché des smartphones et des tablettes. « Apple a toujours souhaité travailler avec un fournisseur dédié à ses besoins, afin d’être assuré de n’avoir aucune difficulté d’approvisionnement. C’est cette garantie qu’il trouve chez Samsung », explique Benoît Flamant, directeur général d’IT Asset Management. De plus, la firme à la pomme impose à son fournisseur une présence sur le sol américain. Non par patriotisme économique – le succès d’Apple ne profite que peu à l’industrie américaine, puisqu’elle ne possède aucune usine en propre -, mais par souci d’éviter toute copie de ses technologies.

L’usine de Samsung à Austin devrait permettre de répondre aux exigences de la firme à la pomme. Créée en 1996, elle emploie 3.500 salariés, dont 1.100 sur la partie processeurs, le reste étant dédié à la production de mémoires. Au total, Samsung y a investi 9 milliards de dollars, selon Reuters, ce qui en fait le plus gros investissement du groupe à l’étranger.

Deuxième fondeur mondial ?

Une force de frappe à l’image des ambitions du coréen en matière de fonderie (fabrication de puces pour le compte de tiers) : selon le cabinet taïwanais Digitimes, la capacité de production mondiale de Samsung atteindra 536.000 wafers (galettes de silicium) cette année, en hausse de 192 % sur un an. Si cette prévision est confirmée, Samsung deviendrait le deuxième fondeur mondial, derrière TSMC, mais devant le taïwanais UMC et l’américain Global Foundries…

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