Pétrole : Sercel reprend un fabricant américain de sondes

Les Echos

Ce groupe nantais de 2.200 salariés, filiale de CGGVeritas, revendique 65 % du marché mondial des équipements pour l’exploration parapétrolière. Il a acheté les actifs du groupe américain Geophysical Research Company (GRC).

Après une décennie ponctuée par une dizaine de rachats d’entreprises, Sercel, spécialisé dans les équipements géophysiques pour le secteur parapétrolier, démarre 2012 en reprenant la totalité des actifs de l’américain Geophysical Research Company (GRC). Cette société de Tulsa, en Oklahoma, est l’un des spécialistes des instruments de puits. « GRC conçoit des sondes permettant de surveiller la température, la pression et les vibrations des pompes pour la récupération assistée d’hydrocarbures », résume Pascal Rouiller, président-directeur général de Sercel. Fort de 120 salariés, GRC a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 22 millions de dollars (16,6 millions d’euros) et prévoit 27 à 30 millions cette année. Cette opération représente une diversification pour le groupe français dont le coeur de métier est la fabrication d’instruments permettant de faire des échographies du sol et des fonds marins pour en identifier les réserves d’hydrocarbures. L’entreprise équipe le petit monde des professionnels qui explorent les profondeurs pour le compte des groupes pétroliers, dont sa maison mère CGGVeritas. Le groupe nantais occupe dans ce domaine le premier rang mondial. Sur un marché estimé à 1,9 milliard de dollars, l’entreprise a réalisé 1 milliard de dollars en 2010, en hausse de 14,2 %, dont 754 millions de dollars avec d’autres clients que CGGVeritas. Son résultat d’exploitation ressortait à 290 millions d’euros. « Nos parts de marché s’élèvent à 65 %. Si nous voulons acheter des concurrents aux Etats-Unis, nous nous heurtons aux lois antitrust, poursuit Pascal Rouiller. Notre stratégie consiste donc à conserver nos positions et de chercher des diversifications dans les domaines connexes. »

Envergure mondiale

Depuis 1999, l’entreprise a ainsi multiplié les acquisitions gagnant successivement des compétences dans la recherche pétrolière en mer, les systèmes radios (« wireless ») ou l’optique, confortant du même coup son envergure mondiale. « Nous avons acquis un savoir-faire dans l’intégration d’entreprise », ajoute Pascal Rouiller. Sercel, qui investit chaque année 25 millions de dollars, fabrique par milliers des capteurs (géophones ou hydrophones), des câbles, des boîtiers de récupération de données, des stations de traitement de ces données, et des camions sources provoquant les vibrations, ces derniers étant fabriqués à Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Une part essentielle de la valeur ajoutée vient des programmes informatiques qu’ils développent à Nantes, site de 550 salariés auxquels s’ajoutent près de 350 personnes parmi les sous-traitants électroniques régionaux. Le groupe a également racheté en 2008 la société toulousaine Metrolog, spécialiste des sondes de pression et des sondes thermiques. Au total, Sercel emploie 2.200 salariés sur une vingtaine d’implantations dont 867 en France. Le groupe, dont les chiffres 2011, n’ont pas été publiés, était en progression de 14,1 % à fin septembre. Il devrait dépasser en 2012 le niveau d’activité de 2008, qui culminait à 1,2 milliard de dollars, son niveau d’activité étant directement lié au prix du pétrole.

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