Réformes structurelles : les bons et les mauvais points de l’OCDE à la France

Les Echos

Si l’on devait résumer le rapport annuel « objectif croissance » de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié vendredi, il faudrait établir un constat : les pays membres de l’Organisation n’ont jamais mieux réformé leur économie qu’en temps de crise. Ce qu’a souligné son économiste en chef, Pier Carlo Padoan en estimant que « les gouvernements avancent aujourd’hui sur le front structurel plus résolument qu’ils ne le faisaient précédemment ou au début de la crise ». Fidèle à son credo des « réformes structurelles » à conduire, l’OCDE a estimé qu’un « vaste et ambitieux programme de réformes pourrait rehausser la croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) d’un point de pourcentage en moyenne dans l’ensemble de la zone OCDE au cours des dix prochaines années ». Ce qui sous-entend qu’il reste beaucoup à faire. Notamment en France.

L’Organisation qui publie une fiche détaillée par pays donne ainsi son satisfecit à la réforme des retraites conduite par le gouvernement français. De même qu’elle salue la plus grande autonomie des universités. Mais elle regrette le peu de marge de manoeuvre en termes de rémunération des professeurs. « Aucune action n’a été entreprise quant au processus de sélection des étudiants et aux frais de scolarité. » L’OCDE salue par ailleurs la suppression de la taxe professionnelle ou la création du statut d’autoentrepreneur. Revers de la médaille, la France est plutôt épinglée pour son marché du travail. Les experts du Château de la Muette y déplorent encore des coûts de licenciements élevés et imprévisibles malgré les réformes conduites en 2008 (rupture du contrat de travail à l’amiable). De ce fait, le dualisme du marché de l’emploi où se côtoient salariés en CDI protégés et salariés précaires demeure une constante nationale. A cela s’ajoute une charge fiscale trop pesante sur les salaires et des coûts du travail encore trop élevés. L’organisation salue toutefois le fait que « la hausse du salaire minimum, grâce à la commission d’experts indépendants créée en 2009, a été limitée au minimum légal ». De même qu’elle juge positif l’introduction de réformes visant à améliorer les incitations au travail avec le RSA même si elles sont insuffisantes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :