La dette italienne a franchi le cap des 120 % du PIB

Les Echos

Rome vient de ramener son déficit public à 3,9 % du produit intérieur brut en 2011. Le gouvernement Monti tablait sur 3,8 %.

Cette fois, c’est officiel, le taux d’endettement de l’Italie a passé le cap des 120 % du PIB. Fin 2011, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique (Istat), la dette publique a atteint l’équivalent de 120,1 % de la richesse produite dans le pays, contre 118,7 % fin 2010. Il faut remonter à 1996, année d’installation du premier gouvernement Prodi (gauche), pour trouver un niveau plus élevé (120,6 %). En valeur absolue en revanche, la dette italienne a terminé en décembre dernier à 1.897 milliards d’euros, alors qu’elle avait franchi durant l’été la barre des 1.900 milliards.

Sur le front du déficit, la situation est un peu moins bonne que prévu, mais se révèle plus qu’honorable, surtout par rapport à la France (égal ou inférieur à – 5,4 % du PIB). L’an dernier, l’Italie a réussi à ramener l’écart -négatif -entre recettes et dépenses de 4,6 % du PIB à 3,9 %. Le gouvernement prévoyait 3,8 %. L’objectif de ramener à zéro le déficit transalpin dès l’an prochain est ainsi confirmé, d’autant que les taux d’intérêt appliqués aux obligations du Trésor sont actuellement en net recul. En excluant la charge de la dette, le déficit public (solde primaire) ressort en excédent de 1 %. Un chiffre encourageant qui n’en demeure pas moins encore très éloigné de ce qu’il devrait être. Pour stabiliser la dette, il faudrait en effet qu’il soit positif à hauteur de 5 ou 6 %.

Quatre plans d’austérité

Les efforts à fournir expliquent pourquoi le président du Conseil, Mario Monti, et son prédécesseur, Silvio Berlusconi, n’y sont pas allés de main morte en termes de rigueur. A travers quatre plans d’austérité successifs, les administrations de l’Etat et des collectivités locales ont prévu de dégager la somme astronomique de 232 milliards d’euros d’économies d’ici à 2014. Revers de la médaille, l’effet récessif sur la croissance est d’ores et déjà l’un des plus forts d’Europe, pour ne pas dire le plus fort.

En 2011, l‘Italie n’a vu son PIB progresser que de 0,4 %, indique l’Istat, alors que l’exécutif espérait arriver à + 0,6 % (contre + 1,8 % en 2010). Principal responsable, l’investissement des entreprises, qui a baissé de 1,9 % alors que la consommation des ménages est restée stable. Cette année, le PIB devrait diminuer de 0,4 %, selon Rome. Bruxelles et le FMI sont plus pessimistes, avec des prévisions à respectivement – 1,3 % et – 2,2 %.

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