Bourse : ce que signale la faiblesse des volumes d’échanges

 

Les Echos

L’envolée des marchés s’est faite dans des volumes relativement réduits, ce qui témoigne de la prudence des investisseurs et rend le marché plus fragile. Le repli des grands indices boursiers la semaine dernière en est l’illustration.

 

Bourse : ce que signale la faiblesse des volumes d\'échanges

Marchés cherchent investisseurs… Les volumes sur les actions sont relativement faibles depuis le début de l’année. En moyenne, 3 milliards d’euros ont été traités chaque jour sur le CAC 40 ce mois-ci, soit un recul de 25 % par rapport à mars 2011. De même, en Europe, « il s’échange environ 8 milliards d’euros sur l’Euro Stoxx 50, depuis le début de l’année – en corrigeant des séances d’expiration des contrats à terme -alors qu’on était à plus de 10 milliards l’an dernier », relève Stéphane Giordano, responsable des services d’exécution à Paris de la Société Générale.

Malgré l’envolée spectaculaire des marchés au premier trimestre, les investisseurs restent encore peu actifs. Une tendance qui reflète leur prudenc e. « Beaucoup se demandent si le rallye peut continuer. Les injections de liquidités de la Banque centrale européenne et les bonnes nouvelles macroéconomiques, principalement aux Etats-Unis, ont certes fait s’éloigner les scénarios catastrophe, mais n’ont pas éliminé tous les risques, notamment de récession en Europe et de ralentissement prononcé en Chine », souligne Thomas Candillier, responsable de la vente actions Europe chez JP Morgan. Selon le spécialiste, de nombreux investisseurs ont simplement couvert leurs positions de ventes à découvert sur l’Europe, mais n’ont pas encore « réinvesti pleinement » sur les marchés. « La hausse des indices européens a été portée par des investisseurs capables de prendre des décisions rapidement pour profiter du rallye, et moins par des grands fonds institutionnels classiques », ajoute Stéphane Giordano. En témoigne, le dernier sondage de Bank of America-Merrill Lynch montrant que les investisseurs internationaux ont encore une « sous-pondération » sur la zone euro et une proportion importante de cash dans les portefeuilles. « Sans compter qu’avec les contraintes réglementaires liées à Bâle III et Solvabilité  II, de nombreux investisseurs sont obligés de sortir des actions dans les périodes de hausse », remarque Cyrille Collet, directeur de la gestion actions de CPR AM.

Un marché vulnérable

Conséquence : la faiblesse des transactions rend le marché plus fragile et vulnérable aux indicateurs négatifs ou à un changement de sentiment. Le repli des grands indices la semaine dernière en est l’illustration . Les montants des échanges sont vus comme un indicateur de la vigueur du marché. Aussi, selon Cyrille Collet, les Bourses européennes pourraient avoir du mal à trouver une direction jusqu’aux prochains résultats trimestriels des sociétés et aux élections grecques au printemps.

Mais, l’absence de volumes n’est pas forcément qu’une mauvaise nouvelle. Elle signale qu’il y a aussi un important « volant » d’investisseurs potentiels. Bon nombre attendent un repli pour revenir sur des Bourses considérées comme attractives en termes de valorisation. Le retour de ces acteurs pourraient ainsi soutenir les actions en 2012, selon Evariste Lefeuvre, chef économiste chez Natixis, aux Etats-Unis.

 

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