Un CAC 40 sous 3.000 points : le scénario des chartistes

Les Echos

Le rebond des marchés, la semaine dernière, ne doit pas faire illusion. Il s’agirait d’une embellie avant une tempête qui promet d’amener les indices de nouveau vers des points bas, selon le bureau de recherche sur les actions européennes et françaises DayByDay.

Un CAC 40 sous 3.000 points : le scénario des chartistes

Sell in may and go away  » (1), dit le vieux proverbe boursier. Les analystes graphiques semblent y croire. Le rebond des marchés, la semaine dernière, ne doit pas faire illusion. Ce serait une embellie avant une tempête qui promet d’amener les indices de nouveau vers des points bas.

Julien Nebenzahl, le directeur de DayByDay, le bureau d’analyse technique que le cabinet AQ Research a une nouvelle fois distingué, en est convaincu. «  Nous avons eu le signal, il y a quinze jours, sur les marchés européens, indique-t-il. Après avoir inscrit des sommets majeurs en mars, l’indice CAC 40 a déclenché un nouvel accès de faiblesse en rompant la zone des 3.300-3.360 points. » La reprise entamée la semaine dernière, favorisée par un rebond technique des marchés émergents et par des indices américains qui sont dans leur processus de formation de sommet, devrait être de courte durée. «  Les semaines suivantes verront probablement un essoufflement marqué des indices américains puis un signal de baisse ; dans ce contexte, la dispersion de performance va s’accentuer et l’indice parisien devrait s’enfoncer sous les 3.000 points d’ici à juillet  », livre Julien Nebenzahl, qui pense que l’économie américaine est fragile face aux événements extérieurs. «  L’analyse des cycles économiques et boursiers indiquait une bonne tenue des marchés au premier trimestre puis un affaiblissement : les signaux montrent que ces cycles fonctionnent, donc que la politique monétaire ne parvient pas à contrer l’évolution de l’économie réelle  », dit-il.

Sombres perspectives. «  Non, rétorque-t-il. Le message est aussi positif, puisque nous allons chercher un point bas majeur pour les trois ou quatre années à venir. La fin de l’année devrait être plus favorable. Les périodes électorales ont tendance à favoriser de lentes transitions politiques en Europe, qui vont permettre de sortir de la crise.  » Et les statistiques semblent lui donner raison. Les performances dans les années se terminant en 0, 1 et 2 sont plutôt mauvaises alors que les années suivantes sont souvent de meilleure facture. Dans cette phase délicate, la santé semble être le seul secteur à avoir grâce à ses yeux. «  Il fournit un bon refuge, affirme-t-il. Les valeurs pétrolières devraient baisser moins que leurs homologues des télécommunications ou des « utilities ». »

Et les banques ? «  A l’image du marché, elles avaient donné des signes encourageants fin janvier, mais elles les ont invalidés à mi-avril. Désormais, elles sont en route pour de nouveaux points bas.  »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :