John Paul modélise la conciergerie privée

Les Echos

L’entreprise française dédiée à la conciergerie d’entreprise va doubler le nombre de ses collaborateurs cette année et pourrait tripler son chiffre d’affaires. L’internationalisation de la PME a déjà commencé

Réserver une salle de réunion à New York dans les deux heures, obtenir des places de théâtre en carré or à la dernière minute pour une première, ou même faire venir trente pingouins pour une « black and white party », c’est le quotidien d’un concierge de palace. C’est aussi celui de John Paul, une entreprise qui a choisi de proposer ce service sur mesure, mais à grande échelle. Cette start up, créée en 2005, répond 24 heures sur 24 aux demandes les plus diverses, en tenant compte du « code génétique » de chacun de ses clients, afin de leur apporter la réponse la plus pertinente.

Le fondateur et président de John Paul, David Amsellem, un ingénieur de formation qui fut de l’aventure Poweo, revendique même « une approche chirurgicale », face à des acteurs plus généralistes comme Sodexo, le géant de la restauration collective présent sur le marché de la conciergerie depuis le rachat de Circles aux Etats-Unis. « Nous serons toujours plus agiles et réactifs que les gros opérateurs », assure-t-il. John Paul dispose d’une cellule innovation qui teste les nouveaux process de la relation client. Sa croissance rapide tient à la fois à l’exceptionnel carnet d’adresses que la PME s’est constitué, aux privilèges qu’elle a su négocier avec 50.000 partenaires et surtout aux logiciels développés permettant à son centre de contacts une connaissance au plus près du profil comportemental des clients.

Au deuxième trimestre 2011, John Paul a commencé à s’internationaliser avec l’ouverture d’une filiale en Angleterre, puis d’une franchise au Maroc. D’autres filiales devraient voir le jour en Italie, Allemagne, Belgique et Espagne. « Si dans l’Hexagone, les Français ont la réputation d’être mauvais en qualité de service, les étrangers associent la France au luxe et plébiscitent la « french touch » », observe le patron de John Paul, dont le réseau est déjà capable d’accompagner les hommes d’affaires dans une cinquantaine de pays.

Avance technologique

Car 99 % du chiffre d’affaires de John Paul est réalisé avec des sociétés, telles que la SNCF, Nestlé, L’Oréal, Visa, Citroën. « Beaucoup manquent d’outils pour bien connaître leurs clients ; c’est pourquoi elles externalisent ce service, tout en attendant des remontées d’information de notre part. Elles nous sollicitent aussi pour offrir ce service de conciergerie à leurs cadres afin de les fidéliser », souligne David Amsellem. Face à la concurrence, ce dernier reste serein : « Nous avons pris 5 à 10 ans d’avance en investissant beaucoup dans la technologie. » Jusqu’à présent le développement a été autofinancé mais David Amsellem n’exclut pas de se rapprocher de partenaires pour accélérer la croissance.

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