Le nationalisme, premier risque des groupes miniers

Les Echos

Taxes sur les exportations de minerais en Indonésie, sur le bénéfice d’exploitation au Pérou, nouvelle loi sur l’impôt minier en Australie, ou limitant les investissements étrangers en Mongolie… Le nationalisme des ressources est plus que jamais le risque majeur pour les entreprises du secteur minier, selon une étude publiée aujourd’hui par Ernst & Young (E&Y).

Partout dans le monde depuis un an, les exemples se sont multipliés qui ont vu les gouvernements prendre une part plus importante du gâteau, en augmentant leurs participations dans les projets, en durcissant le régime fiscal, voire en renégociant les termes des contrats. Fin juin, le gouvernement bolivien a même nationalisé une mine d’étain du suisse Glencore.

Difficile partage des profits

Dans le Top 10 des risques identifiés par E&Y, la pénurie de compétences – un phénomène mondial -et l’accès aux infrastructures comptent parmi les autres préoccupations les plus vives pour les professionnels du secteur. Le cabinet souligne que la plupart de ces préoccupations sont bien plus complexes et plus sérieuses qu’il y a un an, car l’environnement a changé. Si les perspectives commerciales sont toujours solides, les sommets atteints par les prix des matières premières appartiennent au passé. Les bénéfices que les sociétés en tiraient avaient justifié de prendre plus de risques.

Les profits record enregistrés en 2011 par les géants miniers ont fait émerger un nouveau risque, celui du partage des bénéfices, qui arrive en 9 position. Les actionnaires se sont fait davantage entendre, réclamant une hausse des dividendes ou des rachats d’actions. Dans une étude publiée en juin, PricewaterhouseCoopers rapportait que l’industrie a versé l’an dernier 32 milliards de dollars de dividendes – un montant historique -et racheté pour 26 milliards de dollars d’actions.

« Lorsque les groupes miniers ne parviennent pas à répondre aux attentes ou à comprendre parfaitement les besoins, cela peut entraîner des grèves, des ruptures d’approvisionnement, de l’activisme actionnarial, des troubles communautaires et amener des gouvernements à faire usage de leur pouvoir par le nationalisme des ressources », résume Mike Elliott, responsable mondial du secteur mines chez Ernst & Young.

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