La famille Peugeot a cherché trop longtemps à garder le contrôle du groupe

Les Echos

A force de privilégier les alliances limitées pour ne pas perdre le contrôle du groupe, les Peugeot se sont privés de moyens pour accélérer l’internationalisation du groupe.

La famille Peugeot a-t-elle les moyens de faire face à ce que Philippe Varin, le président du directoire de PSA, qualifie « de tsunami automobile » ? A force de privilégier les alliances limitées pour ne pas perdre le contrôle du groupe, les Peugeot se sont privés de moyens suffisants pour accélérer l’internationalisation du groupe dans les pays émergents.

Ce n’est que sous la pression de la crise qu’ils se sont rapprochés cette année de General Motors, acceptant au passage d’être dilués dans le capital. Leur participation est passée de 30,9 % à 25,2 % (leurs droits de vote étant désormais de 37,9 % contre 48 %). Le groupe américain constitue-t-il pour autant le partenaire idéal ? Chroniquement déficitaire en Europe, GM y souffre également de problèmes de surcapacités. A l’exception de sa logistique européenne confiée à Gefco, filiale de PSA, les fruits de cette alliance vont tarder à se concrétiser. Les détails sont attendus pour l’automne. Certains membres de la famille regretteraient que Philippe Varin ne leur ait pas proposé d’alternative.

« Garder le cap »

Vu l’ampleur du plan de restructuration et des chantiers à mener pour concrétiser le partenariat avec GM, le groupe ne peut toutefois pas se permettre de remercier Philippe Varin, appelé à la rescousse en 2009 pour remplacer brutalement Christian Streiff, qui n’a pas duré deux ans à ce poste. Interrogé, hier, sur le soutien effectif de la famille, l’intéressé a reconnu « qu’il était normal que l’actionnariat familial ne soit pas ravi de la très forte baisse du titre en Bourse ». L’action a perdu 33,6 % depuis le 1 er janvier. Mais, a-t-il ajouté la mine grave, dans cette période de tempête, « il faut garder le cap. Je suis déterminé à mener ce plan et la stratégie de montée en gamme dans le monde ».

Philippe Varin est d’autant plus déterminé que, selon lui, « son plan a le soutien complet du conseil de surveillance ». Le président du directoire aura besoin de tout son flegme pour résister aux pressions internes et externes et mener à bien cette restructuration historique.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :