L’ « indice de la peur » au plus bas aux Etats-Unis : le calme avant la tempête ?

Les Echos

Le VIX, souvent appelé « indice de la peur », a récemment atteint un point bas depuis juin 2007. Plusieurs facteurs expliquent cet accès de faiblesse.

L\' « indice de la peur » au plus bas aux Etats-Unis : le calme avant la tempête ?

Le VIX, souvent appelé « indice de la peur », atteint des niveaux dérisoirement bas (autour de 14 %). Cet indice de volatilité sur l’indice américain S&P 500 a même inscrit récemment un plus bas depuis juin 2007, avant la crise donc.Cette faible volatilité peut sembler étonnante, compte tenu des risques qui continuent de peser sur les marchés. Elle serait même inquiétante, de l’avis de certains. Le calme avant la tempête ? «  La volatilité était certes relativement basse, par exemple fin août 2008, juste avant la chute de Lehman Brothers. Mais, elle n’est pas une boule de cristal, explique Laurent Roussel, directeur de la recherche chez Exane Derivatives. Elle est simplement un thermomètre de l’incertitude. Elle montre que les investisseurs ne sont pas prêts à payer cher une protection contre un mouvement de mar ché. »

Déconnexion

Cette faible volatilité traduit une réduction de l’« aversion au risque », sur fond d’espoirs d’interventions des banques centrales (« Les Echos » du 20 août). « La volatilité réalisée – mesurant les fluctuations de marché -a beaucoup baissé depuis juillet. Il n’est pas si surprenant que la volatilité anticipée – dite implicite -que donne le VIX soit également basse, indique Eric Hermitte, co-responsable de la gestion volatilité et convertibles chez Amundi. L es opérateurs qui avaient parié sur un été meurtrier ont été pris à contre-pied. »

Autre explication du niveau du VIX : « Il y a finalement peu d’investisseurs fortement exposés aux marchés d’actions, comme en témoigne d’ailleurs la faiblesse des volumes sur les Bourses. Beaucoup sont déjà bien couverts contre les risques et les autres n’ont finalement pas grand-chose à couvrir », ajoute Arnaud Jobert, Responsable structuration actions chez JP Morgan à Londres.

Les spécialistes remarquent toutefois que la volatilité sur des maturités plus longues reste, elle, relativement élevée. « En clair, les investisseurs cherchent davantage à se protéger d’une baisse du marché à moyen terme que d’un repli à très court terme », explique Vincent Cassot, responsable de la recherche dérivés à la Société Générale. Les marchés pourraient continuer de profiter d’une poursuite d’une dynamique positive avant plusieurs rendez-vous fin août et septembre (réunions des banques centrales, verdict de la Cour constitutionnelle allemande, etc.).

Et la volatilité n’est pas aussi basse partout. En zone euro, elle reste proche de sa moyenne long terme. L’écart avec la volatilité aux Etats-Unis s’est ainsi accentué ces derniers mois. « Des opérateurs ont pu réaliser de manière tactique des stratégies de vente de VIX pour acheter de la volatilité en Europe. Ce qui témoigne bien de la déconnexion entre les deux continents. Il y a plus d’incertitudes en zone euro », reprend Arnaud Jobert

 

 

 

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