Une idylle sans nuages entre le géant américain Apple et les « hedge funds »

Les Echos

Les fonds alternatifs plébiscitent l’action du groupe américain depuis longtemps en raison de ses performances exceptionnelles.

Si ce n’est pas de l’amour, cela y ressemble. Les « hedge funds » plébiscitent presque sans réserves la marque à la pomme compte tenu de ses performances boursières astronomiques et, en outre, régulières. Le marché a beau être toujours plus exigeant avec le groupe fondé par Steve Jobs, celui-ci parvient à surpasser les attentes.

Tous les grands noms de la gestion alternative (Citadel, D. E. Shaw, Tiger, Renaissance, Viking, David Teppper…) ont, à un moment ou un autre, détenu des actions Apple, avec de belles plus-values à la clef. Quelques rares gérants de « hedge funds » comme Paul Tudor Jones ont cédé tous leurs titres. D’autres, comme Soros, Ray Dalio (Bridgewater) ou Steve Cohen (SAC Capital), ont réduit leurs positions. A l’inverse, Dan Loeb, de Third Point, a accru ses investissements au second trimestre. D’après les estimations de Goldman Sachs à fin juin, 230 fonds alternatifs détenaient des titres Apple, représentant 3 % de sa capitalisation boursière totale. Pour plus d’une centaine d’entre eux, la société fait partie de leurs 10 plus fortes participations, avec un poids moyen de 8 % de leur portefeuille.

Depuis 2001, Apple a été régulièrement dans le Top 10 des valeurs « VIP » privilégiées par les « hedge funds » chaque trimestre, selon la banque américaine. En 7 e position, le groupe est devenu une valeur de fond de portefeuille à côté de Google, Microsoft ou Qualcomm, un témoignage du goût prononcé des fonds alternatifs pour le secteur de la technologie car il regorge de ces valeurs de croissance, de sociétés capables d’offrir une dynamique de résultats soutenue pratiquement dans tous les environnements, grâce à un produit, un avantage concurrentiel, une politique d’innovation… Peu de fonds alternatifs se risquent donc à vendre à découvert le titre Apple pour profiter éventuellement de sa surévaluation temporaire. La grande popularité du titre est partagée par les autres investisseurs institutionnels (fonds de placement…). A fin juin, elle était par exemple la 4 e plus forte participation boursière du fonds souverain norvégien, un investissement de 4 milliards de dollars.

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :