Les moments les plus forts du face-à-face

Les Echos

Le débat de mercredi, qui a duré 90 minutes, consacré aux questions économiques et de protection sociale a donné lieu à quelques échanges vifs.

Emploi

Sur la question qui domine la campagne, Barack Obama a défendu son bilan, « la création de 5 millions d’emplois dans le secteur privé en quatre ans », le sauvetage de l’industrie automobile, et a dit miser sur « l’éducation, les nouvelles sources d’énergie, la réforme du système fiscal et le soutien à la classe moyenne, car l’Amérique est au mieux quand sa classe moyenne prospère ». Mitt Romney lui a dit vouloir « assurer l’indépendance énergétique de l’Amérique du Nord, ce qui peut créer 4 millions d’emplois, ouvrir le commerce, notamment avec l’Amérique latine, durcir nos positions à l’égard de la Chine, équilibrer le budget, favoriser les petites entreprises ».

Questions fiscales

Mitt Romney a systématiquement contré les affirmations de son rival, selon lequel l’ancien gouverneur du Massachussets chercherait à imposer 5 milliards de dollars de réductions d’impôts. L’argumentaire démocrate, selon lequel la suppression des exemptions et des déductions voulues par les républicains ne comblerait pas ce trou de 5 milliards, est dès lors tombé à plat. Le candidat républicain s’est posé en défenseur des classes moyennes, jusque-là thème revendiqué par Barack Obama : « Les classes moyennes ont été broyées au cours des quatre dernières années, avec le prix de l’essence à la hausse, les prix des aliments à la hausse ». Plus tard, Mitt Romney a dit vouloir soulager le fardeau fiscal pour les PME et a assuré qu’il ne baisserait pas les impôts pour les Américains les plus aisés.

Medicare

Le programme d’assurance sociale dont bénéficient quelque 50 millions de seniors et d’handicapés a été l’objet d’échanges assez vifs. Barack Obama a accusé son rival de vouloir le privatiser de manière rampante en introduisant un système de « voucher », d’indemnité forfaitaire, avec lequel les assurés achèteraient une couverture privée. Avec le temps, l’indemnité couvrirait de moins en moins bien les frais d’assurance, affirment les démocrates. Après que Mitt Romney eut précisé que ses plans n’affectent pas les retraités actuels, Barack Obama a lancé « si vous avez cinquante-quatre ou cinquante-cinq ans, vous voulez entendre ceci parce que cela vous concerne ». Mitt Romney a expliqué qu’il veut introduire un élément de concurrence dans le système. Barack Obama a répliqué que les assurances privées ont des frais de gestion plus élevés et doivent en outre réaliser des profits.

Régulation

Mitt Romney c’est une surprise a insisté sur la nécessité d’avoir des régulations, « même si elles peuvent parfois devenir excessives ». Il veut ainsi revenir sur le paquet législatif Dodd-Frank qui encadre le secteur financier, « mais pour le remplacer par d’autres régulations ». Il reproche aux textes actuels d’avoir donné « un chèque en blanc » aux quelques banques systémiques « trop grandes pour pouvoir faire faillite ». Barack Obama a lui ironisé : « Y a-t-il quelqu’un pour penser que notre plus grand problème c’est une supervision trop tatillonne de Wall Street ? ».

Façon de gouverner

Alors que les républicains ont fait preuve, au cours des deux dernières années, d’un esprit d’obstruction qui a ulcéré Barack Obama, Mitt Romney a promis, s’il est élu, de s’asseoir « autour d’une table avec les leaders démocrates » pour traiter les problèmes les plus urgents du pays.

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